‹ Marie-honnêteChapitre 17 sur 30 · CH.4BLOT · texte numérisé non relu

CH.4BLOT

Je ne connais l'amour qu'en théorie.

MliLETOUT.

Vous voulez la pratique?

CHARLOT

Ah ! j'en ai bien envie!

MÈLETOIT.

.Miirie es( en efTeî un charmant professeur! Vous l'aimez donc beaucoup!..

CHARLOT

Oh! oui! comme une so'ur.

SIÈLETOUT, riant.

C'est pour l'aimer ainsi, que chez elle on se glisse?

CHARLOT

.l'espère l'adoucir, en vendant la régUsse.

MÈLETOIT.

Soyez donc plus malin , plus hardi , mon garçon ,

A Marie on peut bien faire entendre raison.

Et si je le voulais... C'est que sans flatterie ,

Pour nous, pour le public, rien n'égale Marie.

Elle a pour nous charmer des yeux pleins de douceur.

En sourire divin, un organe enchanteur!

Coquette , elle séduit par ses brillantes armes,

Qu'elle pleure, et bientôt chacun verse des larmes;

Avec le naturel dont elle embellit tout,

Elle a le don si rare et si puissant du goût.

>e parlez pas du temps : les Grâces n'ont point d'âge.

Et de plaire sans cesse ont le juste avantage.

Qui donc de ses succès voudrait borner le cours?

L'heureux droit du talent est de régner toujours.

On ne vit pas Ninon cesser d'être jolie :

Nous en aurons donc une au tenq)le de Thalie,

Dont le feu vif et pur, et dont l'éclat charmant.

Mérite ce surnom si vrai... de diamant!

CHARLOT

Uu diamant! quel bonheur si je l'avais en bague!

MÈLETOUT, le parodiant.

Ah! dans sa passion le pauvre homme divague.

CHARLOT, appuyant.

Non, monsieur, je dis vrai, je ne divague point!

MÈLETOIT.

Allez, nous n'aurons pas de débats sur ce point. Mais j'aperçois Marie et vous laisse avec elle. U pari ) Il a l'air assez sol pt)ur (lu'elle s(»il cruelle. 1,11 s<.tt.)

IS :\1L'SÉE DUAMATIQLK.

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