I.habilude
De plaire, si long-temps elle a fait une élude.
LA SERVANTE
Vous êtes, je le vois, monsieur, de ses amis.
MÈLKTOIT.
Je voudrais être plus! mais ce n'est pas permis. SCÈNE II.
MARIE, MÈLETOUT.
MÊLETOrT.
J'entends quelqu'un qui vient, c'est l'aimable Marie.
(La servante :
MAKIE.
Bonjour 1 An ' c'en est fut, et je me remarie.
MÈLETOUT.
Avec Chariot? ses feux ne sont pas amortis!
MARIE
>'ous chanterons : il fact des époux assortis.
MÈLETOUT.
Quel exemple fameux que trente ans de constance !
MARIE
Oui. c'est rare! et cela ne se voit guère en France.
MÈLETOIT.
Aussi, ça fait courir!
MARIE
Long-temps ça le fera .
Combien de gens voudraient cette recette-là.
MÈLETOIT.
Parlons de votre époux: il a quitté la place.
MARIE
J'avais trois médecins; mais i! était tenace! Enfin, laïcs est mort, il n'en faut plus parler. Et d'un autre contrat je vais me régaler. Vous serez mon témoin.
MÈLETOIT.
Et qu'en dit votre fille?
Sait-elle ?
MARIE
Pas encore. En mère de famille.
Afin de surveiller son éducation.
Je l'avais loin de moi placée en pension. Et par la Foligny. ma fille fut guidée.
MÈLETOUT.
Diable! elle a pu jouer la Fille mal gardée.
MARIE
A ma noce je veux (ju'elle vienne danser.
MÈLETOUT.
C'est à quoi chez la folle elle aura dû penser. Car la chère cousine a le cœur à la danse. Et plus vieille que vous, elle toinl)e eu enfance! Tenez, j'entends danser, sans doute la voilà.
26 MUSÉE DKAMATIQLE.