‹ Marie-honnêteChapitre 24 sur 30 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Les Mêmes, M°" FOLIOV.

.M"'= FOLIGNY, entre en dansanl.

Colinette au bois s'en alla.

En sautillant par-ci iiar-l;i Ira laderi dera...

MARIE

loujolirs follette !

M'"^ FOLIGNY.

II faut pour le bal qu'on sapprète.

Mes jaœbes vont aller ! déjà j'en perds la tète.

MÈLETOIT.

Au moins elle en convient.

W" EOLIGNV.

Quel est donc le chéri, Que tu vas te donner comme second mari?

MÊLETOlT.

Ça se demaude-t-il?

H'""^ FOLIGNY.

Ce n'est pas vous, mon drôle !

MÈLETOIT.

Je fus toujours ami. je veux garder mou rôle.

MARIE

Tu ne devines pas que j'épouse Chariot"?

M"" FOLIG.NY.

Hein? prends-y garde, au moins! Chariot est-il ton lot? Je sais qu'il est cliariiiant, toujours plein de jeunesse. Comme nous !

MAKJE , soariaul. "

Pour cela faut-il que je le laisse?

M""^ FOLIGNV.

Ce n'est ikis pour cela; mais mon cœur enchanté . Doit te dire aujourd'hui certaine vérité... Chariot va revenir, il t'épousera, même ! Mais ou n'épouse pas toujours celle qu'on aime.

MARIE

Qui donc aimerait-il?

M""^^ FOLIG.NY.

Kh mais ! peut-être... moi !

MARIE

Vieille folle.

M"" FOLIGNV.

Je suis bien plus jeune (jue toi.

MARIE

.\utrefois, cependant, vous étiez mon ainée.

MÈLETOIT.

Fort bien: mais tous les ans elle s'ôle une année. D'iiillcurs nous avons nu la révolution

De (lix-liiiit-rcnt-trenlc, et dans notre uatiun. Elle a tant réformé d'abus, sans qu' ça paraisse. Qu'elle peut bien avoir réformé la vieillesse. C'est un terrible abus, ma foi, i|ue de vieillir.

M">^ FOMti.W.

C'est un abus criant ! qu'on devrait abolir!

MARIE

Allons, vous nous chantez toujours la même antienne. Ça n'est pas amusant; taisez-vous, mon ancienne.

Il me suivait partout!..

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