SCÈNE
Les Mêmes, M°" FOLIOV.
.M"'= FOLIGNY, entre en dansanl.
Colinette au bois s'en alla.
En sautillant par-ci iiar-l;i Ira laderi dera...
MARIE
loujolirs follette !
M'"^ FOLIGNY.
II faut pour le bal qu'on sapprète.
Mes jaœbes vont aller ! déjà j'en perds la tète.
MÈLETOIT.
Au moins elle en convient.
W" EOLIGNV.
Quel est donc le chéri, Que tu vas te donner comme second mari?
MÊLETOlT.
Ça se demaude-t-il?
H'""^ FOLIGNY.
Ce n'est pas vous, mon drôle !
MÈLETOIT.
Je fus toujours ami. je veux garder mou rôle.
MARIE
Tu ne devines pas que j'épouse Chariot"?
M"" FOLIG.NY.
Hein? prends-y garde, au moins! Chariot est-il ton lot? Je sais qu'il est cliariiiant, toujours plein de jeunesse. Comme nous !
MAKJE , soariaul. "
Pour cela faut-il que je le laisse?
M""^ FOLIGNV.
Ce n'est ikis pour cela; mais mon cœur enchanté . Doit te dire aujourd'hui certaine vérité... Chariot va revenir, il t'épousera, même ! Mais ou n'épouse pas toujours celle qu'on aime.
MARIE
Qui donc aimerait-il?
M""^^ FOLIG.NY.
Kh mais ! peut-être... moi !
MARIE
Vieille folle.
M"" FOLIGNV.
Je suis bien plus jeune (jue toi.
MARIE
.\utrefois, cependant, vous étiez mon ainée.
MÈLETOIT.
Fort bien: mais tous les ans elle s'ôle une année. D'iiillcurs nous avons nu la révolution
De (lix-liiiit-rcnt-trenlc, et dans notre uatiun. Elle a tant réformé d'abus, sans qu' ça paraisse. Qu'elle peut bien avoir réformé la vieillesse. C'est un terrible abus, ma foi, i|ue de vieillir.
M">^ FOMti.W.
C'est un abus criant ! qu'on devrait abolir!
MARIE
Allons, vous nous chantez toujours la même antienne. Ça n'est pas amusant; taisez-vous, mon ancienne.
Il me suivait partout!..