‹ Marie-JeanneChapitre 26 sur 85 · BERTRAND, MARIE · texte numérisé non relu

BERTRAND, MARIE

BERTRAND

A présent, à nous deux, madame , comme il faut. MARIE, assise à droite cl regardant dans Vautre chambre.

Oh ! je l'en supplie, Bertrand , pas de cris , pas de violence...

BERTRAND

C'est ça. faudra peut-être que je vous remercie de vos jérémiades devant mes amis!... que je me laisse accuser devant les autres... n'est-ce pas? MARIE, avec douceur.

J'ai peut-être eu tort de me plaindre devant M. Rémy... oui, c'est ma faute!... depuis le temps . je de-

vrais êlre accoutumée à tout ça... à vos colères, à vos absences ; car enfin, voilà trois grands jours que tous êtes dehors sans qu'on sache ce que vous êtes devenu.

BERTRAND

Eh ben 1...

MARIE, se levant.

Eh bien! pendant ce temps-là, les huissiers sont venus au nom du propriétaire, ils ont tout saisi, et demain, il faudra sortir d'ici.

BERTRAND

On en sortira; après?...

MARIE

Mais où irons- nous T.. .

BERTRAND, allant s'asseoir à gauche prè$ de la table. Oh ! quelle galère, mon Dieu!

Mais, si tu voulais...

BERTRAND, avcc force^ en frappant sur la table. Assez, en v'ià assez... ma soupe.

MARIE

Ta soupe?

BERTRAND

Eh bien ! oui, ma soupe. Est-ce qu'on ne mange îplus ici ?

MARIE

C'est que...

BERTRAND

C'est que quoi?

MARIE

Tu .sais bien que l'as emporté tout ce qu'y avait d'argent.

BERTRAND

De l'argent, toujours de l'argent... Est-ce quej'peux en faire, moi. de l'argent? est-ce que j'en fabrique?...

MARIE

Si lu travaillais...

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