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ACTE III, SCENE IV

un aiïtre aussi lui prodiguait ses soins... celait un ami de M. de Bussières... le docleur Appiani...

Appiani enir'ouvre la porle et écoute.

THÉOBALD

Appiani?...

SOPHIE

Vousle connaissez?

THÉOBALD

Non... peut-être... Continuez.

SOPHIE

Comme moi , il veillait attentif près du malade ; comme moi, il s'efforçait d'adoucir les dernières heures du pauvre mourant ! Et avant que la vie ue s'éteignît toul-à-faii en lui, M. de Bussières avait mis ma main dans celle d'Appiani, en me disant : t S'il vous faut, après moi. un gtnde, un appui dans la vie... pensez à lui... Sophie ! »

THÉOBALD

Et c'est là le seul engagement?...

SOPHIE

Écoutez-moi, je vous prie. Quelque temps après , je revins en France , mais la fatigue et les veilles avaient rapproché le lemps où mon enfant devait voir le jour. il vint au monde si frêle et si débile... et ma lutte contre la douleur avait été si cruelle et si longue , qu'on se disait autour de nous, en voyant cette femme qui était trop tôt mère, et cet enfant qui naissait avant l'âge, que leurs deux âmes allaient se confondre et s'envoler dans leur premier baiser.

THÉOBALD

Mais Dieu ne l'a pas voulu !

SnpHlF.

Non, Dieu ne l'a pas voulu !... Seulement, il fallait à mon lils un air plus pur que celui de Paris; on l'enleva de mes bras, quand mes yeux l'avaient à peine comtemplé... quand je l'avais à peine pressé sur mon

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cœur!... 11 partit, et j'étais attachée à mon lit de souffrance ! 11 partit... et depuis ce jour fatal , depuis trois grands mois ma faiblesse et l'ordre du médecin m'enchaînent ici. Chaque heure c'étaient de nouvelles alarmes , de nouvelles terreurs... Ifn jour , il se mourait, m'écrivait-on... mon enfant se mourait... comprenezvous , et dans mon égarement, dans ma douleur , vous qui m'aimez, ai-je dit à Appiani, volez vers lui, sauvez mon enfant, sauvez- le, et je suis à vous! THÉODALD, (iccabld, se levant.

A lui ?

SOPHIE, so. levant.

Le ciel a semblé seconder ses efforts... Des nouvelles plus rassurantes me sont venues... mais depuis deux jours, toutes mesinquiéiudes, toutes mes frayeurs viennent de renaître... car depuis deux jours...

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