‹ Marie-JeanneChapitre 66 sur 85 · LE DOCTEUR, APPIANI · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR, APPIANI

LE DOCTEUR , entrant par la porte à gauche. C'est vous, monsieur, qui désirez m'eniretenir ?

APPIANI

Oui, docteur. ..(Le Docteur lui fait signe de s' asseoir .) Je viens au nom de M'"*^ de Bussières, et au mien, vous recommander, tout particulièrement, une de vos pauvres nialades.

LE DOCTEUR

Monsieur, mes soins sont également acquis à tous les infortunés de celle maison.

APPIANI

Nous le savons, docteur; mais je viens vous dire que pour celte cure... qui sera longue, aucun sacritice ne nous coûtera... Déjà nous avons choisi de préférence votre ii>aison si juslenienl recommandable, el quelle que soit la somme que vous lixiez, je me charge, moi...

LE DOCTEUR

Pardon , monsieur... je suis médecin de cet établissement ; un traitement m'est alloué par ceux qui le dirigent... el pour que le soulagement que peut donner la science soit également réparti sur tous, je me suis fait une loi de ne rien accepter qui vienne d'une autre source...

8« MARIEJEANNE.

APPiANi, à part.

Ce n'est pas cela !... (Haut.) Voire haute probité nous est connue, monsieur ; nous comptions remettre en vos mains cet argent qui devait se répandre en aumônes sur ceux qui souffrent... Oui , monsieur , je vous connais depuis longtemps, moi qui vis cependant loin de votre belle France.

LE DOCTEUR, Qvec douccur.

Vous me connaissez?

Je suis médecin comme vous... et il y a bien longtemps que, dans nos facultés de Florence et de Bologne, nous répétions avec admiration le nom du docteur Barthèle!...

LE DOCTEUR, avcc joîe.

Mon nom !... mes travaux m'auraient valu tant d'hon- Beur!...

APPIANI, à part.

C'est plutôt cela !... {Haut.) Oui , monsieur , oui , nous suivions avec enthousiasme les progrès de science et de lumière dont vous dotiez notre art... et je brûlais du désir de serrer votre main.

LE DOCTEUR, lui prenant la main.

Ah ! monsieur...

APPIANI, à part.

A présent, il est & moi... (//awf.) Revenons à la pauvre Marie-Jeanne... .le lui ai donné les premiers soins ; mais son état exige, comme vous l'indiquera votre grande expérience, un bien long traitement.

LE DOCTEUR

Mais il m'a semblé, quand je l'ai vue, hier...

APPIANI

Que sa folie est de celles qui trompent , au premier coup d'œil, un praticien novice; mais vous avez bien rite reconnu les ravages qu'elles produits déjà. ..C'est luaioteDant une idée ûie, une sorte àe moDomaai«

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