ACTE IV, SCENE VI
îa tête , j'aperçois le patron qui me regardait d'un air ému... j'crois qu'il pleurait c't'homme ! t Bertrand , qu'il m'dit, arrête un peu et repose-toi ; ton visage est tout baigné de sueur. » Y se trompait , c'n'étaient qu'des larmes!...
MARIE
Des larmes ?...
BERTRAND
Me reposer? que je réponds ; mais pendant c'tempslà, ma pauv' femme n'a pas son enfant!... Pendant c'temps-là, elle pleure abandonnée, ellesemeurl peutêtre !... nun, bourgeois, non, il n'y a plus de repos pour moi, tant qu'il n'y a plus de bonheur pour elle ! MARIE, avec force.
Ah ! Bertrand, tu étais redevenu honnête homme !
BERTRAND
Oui, oui, c'est ce qu'a pensé le bourgeois, et en me le disant, i! m'a mis dans la main une année d'ma paye !... toute une année... Alors , tu comprends bien où j'ai couru tout dsuiie...
MARIE, agitée.
Oui, là-bas, n'est-ce pas ? là-bas... Eh bien ?
BERTRAND
Eh bien ! on m'a dit qu'un autre était venu , qu'il avait donné toutes les indications , et qu'il avait emporté l'enfant !
On t'a dit ça !... on t'a dit ça aussi ,. {^vec force.) Ah ! je ne suis donc pas folle ?
BERTRAND
Comment?... explique-toi...
MARIE
Non, toi, toi, parle encore...
BERTRAND
J'ai pensé que t'avais trouvé des secours de ton côté, et que lu avais envoyé quelqu'un.
n MARIE-JEANNE.
MARIE
Non, non.
BERTRAND
Qu'enfin, c'était de la pari que cet homme était veim.
MARIE
Non, non...
BERTRAND
Mais alors?...
MARIE
Alors, on nous l'a volé !
BERTRAND
Volé!... mais qui?... qui donc?,..
Attends, je vais le l'apprendre, car à présent, voislu, je suis bien sûre de moi... Quand lu t'es mis à ma recherche, on t'a annoncé que j'étais folle, n'est-ce pas?
BERTRAND
Mon Dieu ! oui...
MARIE
Sais- tu pourquoi ils ont inventé cela ? Parce que je m'étais présentée comme toi à l'hospice, et qu'on m'avait fait la même réponse ; parce qu'en allant chez une belle dame du grand monde, je l'ai retrouvé, je l'ai reconnu, lui, entends-tu? lui !...
BERTRAND
Mais es-tu bien sûre ?
MARIE, avec explosion.
Oh! il faut me croire, toi, Bertrand, il ne faut pas me dire aussi que ma tête est perdue... parce que situ me disais ça, vois- tu, tout .serait fini , tu n'aurais plus ni femme ni enfant.
BERTRAND
Non, Marie, non, je ne doute pas...
HARIE.
A la bonne heure. '' ']