SCENE I
APPIÂNI, GUILLAUME, SOPHIE.
Au lever du rideau, Sophie est occupée à écrire. Adroite, Appiani, assis de l'autre côté de la scène, tient un journal. Guillaume près d'Appiani semble lui parler. SOPHIE.
Vous êtes toujours là, Guillaume?
GUILLAUME
Oui, madame; j'attends.
Tenez, vous ferez porter celte lettre à Paris... {Elle lui donne une lettre , f)ws une autre.) Vous mettrez celle-ci à la poste.
GUILLAUME
Oui, madame...
Sur un signe d'Appiani, Guillaume s'.Tpproche de lui, lui remet les lettres, puis semble lui demander des yeux s'il doit exécuter l'ordre de Sophie.
APPIANI, lui rendant la preniière lettre api'cs avoir lu la suscription.
Oui. . {Mettant Vautre dans sa poche.) INon.. {Bas
lOO MARlE-JEAiNNE.
à Guillaume.) Personne ne s'est présenté? personne n'a demandé à voir M™^ de Bussières ?
GUILLAUME , bas.
Personne, monsieur, depuis que nous avons quitté Paris pour venir habiter celle petite maison d'Auteuil. APPiANi, bas.
Et à l'hôtel ?
GUILLAUME
Je n'ai pas encore de nouvelles, mais je vais envoyer à l'instant.
APPIANI
Bien... Que l'on réponde toujours que M"^* la comtesse est partie pour un long voyage.
GUILLAUME
Oui, monsieur.
APPIANI
Et si, par hasard, on nous demandait ici, souvenezvous que nous ne recevons personne.
GUILLAUME
Je m'en souviendrai, monsieur... (^So/>/iie.) Si madame n'a plus d'ordres à me donner, je me relire...
SOPHIE
Allez, Guillaume...
Il sort par le fond.