‹ Marie Jobard, imitation burlesque, en six actes et en vers;Chapitre 3 sur 18 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Le théâtre représente une Salle basse.

MARfE, PETITLaID. l ’

jti » * 1 •

( L’orchestre joue l’air : Lorsque dans une tour Obscure. )

PETITE Alt)'.

Votre humble serviteur tient , madame Marie ,

Vous tirer un moment de votre rêverie ;

Dans ce petit parloir où vodV 'ne' voyez rien ,

Où vous manquez de tout ,, Vous amusez-vôus bien?

.A l MARIE. G - !■ S i

M’amuser..! et comment..! la doleute Marie Ne peut p. .s même" ouïr l’orgue de Barbarie;

Jusques à mon miroir, ou m’a tout déniché;

Mais je n’ai plus d’amour, à quoi bon la PsVché.

Ou paraît s’amuser dune douleur semblable.

J PETITLA1D. !

C’est que dans la douleur Marie est admirable Et ne pourra jamais, s ? il faut tout compenser,, llépandre autant de pleurs qu’elle en a fait verser.

MARIE

Apprends-moi ce que faif rtm cousine Reinette,

Donne-moi des détails sur ma pauvre guinguette,

Y remplit-on les brocs, vidë-t-on’lcs buffets?

Baissant les j eux.

Y vient-on visiter les petits cabinets ?

PETITLAID.

On m’a recommandé de ne pas vous instruire

De ce qu’on fait pour vous... je ne puis donc tous dire

Que Monsieur Pi cnlair veut nous ca-ser les bras,

Que Monsieur l.cslcufcr nous menace tout bas;

L’uu veut vous eulever...

MARIE

t Que le c iel le bénisse !

PETITLAIT.

Dcs-Iong-temps l’autre y pense.

MARIE

Eh bien ! qu’il en finisse.

( On entend l’air : De la Galopade. )

MARIE

Eh ! mais quel est ce bruit?

petitlaid , qui est allé voir.

Ce - r un fiacre poudréux.

MARIE

Que dites-vous, à ciel! un fiacre dan* ces lieux!

PETITLAID.

Traîné par deux coursiers... le cocher qui les mène, Caresse de leurs flancs la forme aérieune.

marie, vivement .

Si c’était un ami !... .

PETITLAID.

N’élevez point la voix ,

Rentrez, nous causerons, madame, une autre fois.

( L’orchestre joue la fin de l’air : Et r espérance.}

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