SCENE PREMIERE
Le théâtre représente une Salle basse.
MARfE, PETITLaID. l ’
jti » * 1 •
( L’orchestre joue l’air : Lorsque dans une tour Obscure. )
PETITE Alt)'.
Votre humble serviteur tient , madame Marie ,
Vous tirer un moment de votre rêverie ;
Dans ce petit parloir où vodV 'ne' voyez rien ,
Où vous manquez de tout ,, Vous amusez-vôus bien?
.A l MARIE. G - !■ S i
M’amuser..! et comment..! la doleute Marie Ne peut p. .s même" ouïr l’orgue de Barbarie;
Jusques à mon miroir, ou m’a tout déniché;
Mais je n’ai plus d’amour, à quoi bon la PsVché.
Ou paraît s’amuser dune douleur semblable.
J PETITLA1D. !
C’est que dans la douleur Marie est admirable Et ne pourra jamais, s ? il faut tout compenser,, llépandre autant de pleurs qu’elle en a fait verser.
MARIE
Apprends-moi ce que faif rtm cousine Reinette,
Donne-moi des détails sur ma pauvre guinguette,
Y remplit-on les brocs, vidë-t-on’lcs buffets?
Baissant les j eux.
Y vient-on visiter les petits cabinets ?
PETITLAID.
On m’a recommandé de ne pas vous instruire
De ce qu’on fait pour vous... je ne puis donc tous dire
Que Monsieur Pi cnlair veut nous ca-ser les bras,
Que Monsieur l.cslcufcr nous menace tout bas;
L’uu veut vous eulever...
MARIE
t Que le c iel le bénisse !
PETITLAIT.
Dcs-Iong-temps l’autre y pense.
MARIE
Eh bien ! qu’il en finisse.
( On entend l’air : De la Galopade. )
MARIE
Eh ! mais quel est ce bruit?
petitlaid , qui est allé voir.
Ce - r un fiacre poudréux.
MARIE
Que dites-vous, à ciel! un fiacre dan* ces lieux!
PETITLAID.
Traîné par deux coursiers... le cocher qui les mène, Caresse de leurs flancs la forme aérieune.
marie, vivement .
Si c’était un ami !... .
PETITLAID.
N’élevez point la voix ,
Rentrez, nous causerons, madame, une autre fois.
( L’orchestre joue la fin de l’air : Et r espérance.}