ACTE PREMIER
VERUS, se précipitant vers le fond du jardin.
Par ici!... Suivez -moi!... Appiiis! Cœlius! vos épées!...
Dans l'instant même qu'il se précipite, la liaie de lauriers est crevée de toutes parts pai la fnule liiirlanLe et gesticulante qui pourcliassse Marie-.Ma2;deleine. Celle-ci, aflolée, essaye de gagner la ti-rrasse. Verus et SCS deux amis courent au-devant d'elle pour tenter de la protéger contre le Ilot envahissant. Des pierres volent, Verus, en avant des autres, liiaudit >oii épt'inue. Au moment où la lutte \a s'engager, on déjà des branches sont rompues, une s.latue renversée, etc., etc., retentit tout à coui» sous les oliviers voisins, et plus prociie que précédemment, \\n grand cri de la voi.\ surnaturelle. Tous s'arrèleat, frappés de stupeur. On entend circuler un imit d'ordre: « Silence!... Silence!... » « Ecoutez! écoutez!... Il parle! il va parler!... Le Maîire a fiiit un signe!... Écoulez! écoulez!... » Alors, dans ce silence subitement répandu s'élève la voix divine, calme, auguste, profonde, irrésistible.
LA VOIX
(( Que celui d'entre vous qui est sans péché, lui jette la première pierre!... »
On entend tomber les pierres. La foule ondule, décontenancée, et disparaît peu à peu, en silence, à
travers la haie. Yerus s'avance pour soutenir Marie- Magdeleine qui s'est airêtée et demeure droite et immobile au milieu de l'allée. D'un geste sec et sauvage, elle refuse l'aide offerte, et regardant fixement devant cllf, seule, entre les autres qui la consiilèrcnt sans comprendre, elle gravit lentement les degrés de la terrasse.
Rideau.