‹ Marie-Magdeleine; drame en trois actesChapitre 41 sur 86 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

dieu n'avait faite jusqu'ici; une chose que je n'aurais pas crue quand dix mille témoins fussent venus l'affirmer au nom des Immortels, mais à laquelle je crois autant que je dois croire à ma propre existence, l'ayant vue de mes yeux, comme je vous vois ici, et presque touchée de mes mains, comme je touche ce vase. Il a dit : « Lève-toi, sors et marche. » Et le mort s'est levé, est sorti et s'est mis à marcher parmi nous!

VERUS

C'était apparemment un mort dont la santé ne laissait rien à désirer?...

SILANUS

Non, je suis convaincu que c'était bien un mort.

APPIUS

C'était un véritable, un effroyable mort;

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sinon mes sens ne peuvent plus affirmer que ic soleil resplendit dans l'azur et que la chair humaine se décompose!... Il était au tombeau depuis quatre jours!...

MARIE-MAGDELEIA'E

Mais qui? — Comment? — Où donc?... — Et le Nazaréen?... Je veux savoir... Parlez à sa place, Silanus, il ne retrouve pas ses sens...

SILANUS

Voici en peu do mots ce qui s'est passé. — ■ Il convient néanmoins de vous dire que je ne partage pas entièrement l'émerveillement d'Appius. Il ne devrait pasnous étonner davantage de voir un mort revenir à la vie que d'y voir arriver un enîant ou d'en regarder sortir

un vieillard. (Mouvcmenl, d'impatience de Marie-Mii-ilc-

leine.) Mais je comprends votre impatience. — Je vous ai parlé, l'autre jour, de mon voisin Simon. ]l vit dans la petite maison

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