‹ Marie-Magdeleine; drame en trois actesChapitre 43 sur 86 · ACTE DELXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DELXIÈME

le Nazaréen que précédaient les deux sœurs de Lazare. Nous nous hissâmes, Appius et moi, sur un quartier de roc dissimulé derrière des broussailles, d'où nous pouvions tout voir et tout entendre sans éveiller la méfiance des juifs. On montra le sépulcre au Nazaréen qui s'arrêta et baissa la tête.

Il pleura. On chuchotait parmi la foule : « Voyez comme il l'aimait. » Mais personne n'osait approcher. On faisait cercle à distance, comme autour d'un être redoutable...

SILANUS

« Otez la pierre! » dit le Nazaréen, et deux homm.es s'avancèrent vers le sépulcre.

APPIUS

Vous oubliez qu'à ce moment, une des

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sœurs du mort, inquiète et tout en iarmes, saisit le bras du Nazaréen et dit : « Seigneur il sent déjà, car voilà quatre jours qu'il est là! » — Le Nazaréen répondit — je n'ai pas perdu une seule de ses paroles : « Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu? — Ote la pierre!... »

Quelle est cette sœur de Lazai-e? Est-ce la femme de Simon?

SILANUS

Non, c'est l'autre, qui s'appelle Marie, et qui, lorsqu'il séjourne à Béthanie, ne quitle pas le Nazaréen.

MARI KiMAGD KLEIN E

Est-elle jeune?

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