SCÈNE IV LUCIUS VERUS, MARIE-MAGDELEINE
VERUS, sarcastique.
Qu'est-ce que ces phénomènes?... Je n'avais Jamais vu réunis tant d'éclopés, de vagabonds et de malades malodorants! Que te veulent-ils donc?... On m'avait dit que tu vivais au milieu d'êtres extraordinaires, les plus vieux, les plus laids, les plus sales, les plus pestilents de ces juifs que tu raillais si agréablement chez le sage Silanus, mais je n'aurais pas cru qu'ils fussent à ce point de ton intimité... Du
iU MAR1E-J]AGDELE1^E
reste, cela ne me regarde plus. Mais je t'avais bien dit que nous nous reverrions avant peu. Appius m'a donc appris que tu m'avais cherché dans le quartier romain. J'ai tout quitté pour accourir à ton premier appel. Je savais ce qui se passait, et j'attendais mon heure...
Que tu es bon et généreux!... Que ta présence, que ton sourire rassurent et réconfortent!.,. Si tu savais, les autres!... Ils tremblaient tous comme les roseaux dont parle notre Maître, et je n'en pouvais plus et je mourais de honte... Mais je savais que tu nous reviendrais; et maintenant, c'est toi, tes armes, ta poitrine... Il me semble que Rome tout entière nous protège et que tes bras qui peuvent tout ne peuvent pas l'abandonner...
VERUS
Ils .ne t'abandonneront point, Magdoleinc;