‹ Marie-Magdeleine; drame en trois actesChapitre 70 sur 86 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ma conscience. Il n'a plus hésité. Il a pris le parti le plus humain et le plus sage. Et comme je suis le gardien armé et responsable de la paix romaine, il a remis en mes mains le sort de ton Nazaréen. D'ailleurs, je dois reconnaître qu'avant notre entrevue, j'avais à dessein permis aux événements de prendre la route qu'ils ont prise...

Il est sauvé. J'en étais sûre! Et comme j'avais raison de ne rien craindre et de tout espérer en me tournant vers toi!..,

N'allons pas plus vite qu'il ne convient. Bien des choses sont à considérer...

Que dis-tu?...

1i8 MARIE -MAGDELEINE

VERUS

Je dis que bien des choses sont à considérer... Si j'avais été complètement étranger à l'aventure, mon choix n'eût pas été douteujf, j'aurais, tout en le plaignant plus ou moins, sacrifié le misérable à la tranquillité publique; c'est la loi souveraine de l'Empire, mais maintenant...

Mais maintenant c'est différent, tu le connais, tu sais... On ne peut hésiter un instant, ce serait monstrueux...

VERUS

En eiïet, on ne peut hésiter; ce serait monstrueux, comme tu dis... J'irais, pour arracher un rival préféré à une mort d'ailleurs méritée, perdre la seule femme que j'aime et que je

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