‹ Marie MignotChapitre 16 sur 63 · MARIE, MARION, NACQUART · texte numérisé non relu

MARIE, MARION, NACQUART

AIARION.

Ah! te voilà! Je suis venue exprès avant l'heure du repas pour te laver la tête, ma petite blanchisseuse.

MARIE, à part.

Allons, la voilà avec ses grands airs!

MARION

Mais que vois-je! monsieur Nacquart !... Je te rencontre à propos , mon beau procureur !

NACQUART

Votre procureur? c'est-à-dire celui de vos créanciers.

MARION

C'est vrai, mon bon petit Nacquart... C'est égal, je ne t'en veux pas, au contraire ; tu sais bien que j'ai toujours eu de l'amitié et de l'estime pour toi.

MARIE, à part.

Elle le respecte , lui !

MARION

Comment vont-ils, mes créanciers?... Veuxtu être du nombre?... On dit que tu as fait saisir le carrosse d'un marquis... une voiture magnifique... de l'or jusque sur le marchepied ; le roi n'a rien de plus beau, c'est scandaleux... Combien me le vendras-tu?

NACQUART

Je ne le vends pas, je le donne.

MARION , le toisant.

Toi?... Diable, c'est plus cher.

NACQUART, regardant Marie.

Expliquons-nous... Je le donne à celle qui sera ma femme.

I" ÉPOQUE, SCÈîsE X.

M Ali ION.

irest trop rher, n'en parlons ])lus. Ah! la, a nous deus, Marie!... je suis très mécontente de toi... Comment , je te donne à blanchir la plus jolie de mes robes de bal , et tu me la renvoies toute chiffonnée!

MARIK

Madame, je vous assure...

MAUIOX.

Je t'assure que c'est une indij^uite!... tous les plis sont taux... Je m'y connais, peiU-ètre ? De mon temps, nous blanchissions mieux <jue ça.

MARIE

Mais...

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