AUX FILS PUGET
Quand la mortrvous ravit la meilleure des mères, & Impuissante à vous consoler,
Je sens qu'à vos larmes amères tk Mes larmes viennent se mêler.
Votre mère! il me fut donné de la connaître!
Qu'ils étaient beaux les sentiments Que sous mes yeux elle fît naître Et grandir dans vos cœurs aimants !
Possédant le trésor d'une philosophie Dont j'ai savouré la douceur, L'unique rêve de sa vie Fut celui de votre bonheur.
Du jour qui vous vit naître à ce jour de tristesse, De deuil et de calamité, Sous les ailes de sa tendresse Chacun de vous fut abrité.
Elle était tout pour vous ! vous étiez tout pour elle ! Et voilà, voilà qu'en un jour.
Chers amis! la mort trop cruelle Vient l'enlever à votre amour !
Vous pleurez. . . et votre âme à la douleur succombe! Mais, pour alléger votre croix, Pour vous consoler, de la tombe Sort une caressante voix!
Calmez votre douleur et vous pourrez l'entendre : « Chers fils ! la mort ne peut briser « Cet amour si profond, si tendre, « Dont s'empreint le dernier baiser ! »