‹ Marie-Rose, histoire de deux jeunes orphelinesChapitre 66 sur 79 · A M. FORTOUL · texte numérisé non relu

A M. FORTOUL

Ministre de l'inslruction publique et deâ cultes.

Avec les besoins de la vie,

Grâce à toi, ma lutte est finie,

Malgré le sort capricieux;

Et j'aurais beau vouloir me taire,

Ce que pour moi tu viens de faire Se laisse lire dans mes yeux.

Mais tandis que de ma retraite, Où je lui prépare une fête, Ma muse reprend le chemin, Avec la joyeuse pensée De ne plus être tracassée Par le souci du lendemain; .

En paix, jusqu'au bout de la route,

Noble ami! que ton âme goûte,

Loin des pleurs et des temps mauvais.

Le bonheur pur de la famille.

Ce bonheur qui sur ton front brille

Et que jeune encor tu rêvais!

l'our moi, clia([ue jour, à toute heure,

De tes bienfaits dans ma demeure

J'évoquerai le souvenir.

En vain sa dette est grande, immense,

Dans sa vive reconnaissance,

Le pauvre ne peut que bénir !

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