‹ Marie Simon drame en cinq actesChapitre 2 sur 90 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

CUBAIN, GRANDPIIÉ.

URBAIN , en dehors.

Par ici , par ici, monsieur... monsieur le voyageur.*. giundprr, de même.

Je le suis. ( Ils entrent tous deux en seine.)

urbain, lui montrant le château.

Tenez, voilà la chose... Hein! c’esl un peu appétissant cette faÇüdc ?... Et si monsieur nous faisait l'honneur d’acheter le château...

crandmé.

J'entends, mon ami; tu veux que je te conserve la place?

URBAIN

Ma place?

GRANDPIIÉ.

Sans doute; car je suppose que tu dois dire l'intendant .. le jardinier. . un serviteur quelconque de la maison...

URBAIN

Un serviteur! Je suis bien le «Aire, monsieur; mais je ne veux âlro le domestique do personne... L'intendant est absent, je le remplace pour vous montrer lo château et faire valoir la marchandise, mais gratis.

CRANDPRi.

Tu t’eu acquittes fort bien.

URBAIN

Ah! dame... on ne sait ni lire ni écrire, mais on sait parler; et quand on n’est pas tout à fait un imbécile et qu'on a affaire à un homme d'esprit... Demandez plutôt à tout le village, on vous dira ce que c’est quTrbain.

«RANDPRB.

Je n’ai besoin de demander è personne; je le regarde, et cela me suffit... Je suis fixé.

MARIE .IIMON.

LA MAluiK.

CUBAIN

Voûtâtes trop honnête, monsieur... Monsieur 7...

ORANDPRÉ.

Monsieur de Grand pré, avocat.

CUBAIN

Un avocat qui porto U robo bordée do peau do lapin blanc... Excusez...

GRANDPRÉ

Non pas... la robe noire tout bonnement.. . Maîssi jo puis t'être utile i te procurer quelque bonne condition , par exemple...

Une condition!... Mais je vous dis, monsieur, que Je no veux pas être domestique, quand je suis maître chez moi , quand j'ai mon petit bien, mon petit bien-être , des bras, de l'esprit et de quoi vivre. . •

OBANDPRÉ

Allons, je me suis trompé; no te fâche pat, ouvre-moi la grille du château et conduis-moi.

URBAIN

A vos ordres, monsieur. ( II choisit una dsf à son trousseau pour ouvrir la grille du château ; en ce moment on entend una musique villageoise. S'arrêtant.) Oh ! la musique... C'est l’ sir de la Cauchoise .. la danto du pays.

cranopré , prêt à entrer

Tu no viens pas?

urbain , regardant vert U fond, à gauche.

La noce b Jeanneton , la fille du maréchal fernnt ,qui vient ici.. . Je sais bien pourquoi [Il regarde du côté de lachaumiire. J

GRANDPRÉ

Eh bien ?

URBAIN

U faut que j’y sois présent en personne.. . SI je n’y étais pas, ca serait une désolation générale...

CBANDfRi.

Mais cependant...

URBAIN

Ah bah! vous êtes un brave homme, vous., vous en ovez l’air... Et si vous voqIîcz me bisser ici quelques minutes, ot i commencer la visite du château tout seul. . . Il n’y a rien è voler, d’abord. . .

cran dp r6, riant.

S’il n’y a rien à voler... je consens b entrer seul; car ma 1 chaise de poste m’attend pour repartir. . . Sans adieu, monsieur ' Urbain... (fl entre au château.)

URBAIN

Au revoir, monsieur... [4 lui- même.) Une bonne connaissance! Si jamais je vas b la ville, je lui demanderai sa protection. .. Ah ! voici les autres.

SCXNI XX.

URBAIN, LE MARIÉ, LA MARIÉE, Pavsahs, Pavsannbb, puis MARIE. ( Toute la noce entre gaiement par la gauche.)

urbain , allant à la Mariée.

Enfin I... Vous étiez en retard. ..

LA MARIÉS

C’est vrai; mais Je vas réparer le temps perdu. . . Fautabsoiment que Marie Simon soit des nôtres.

URBAIN

Je crois bien. .. la perle du village, comme dit monsieur le

«ré.

LA MARIÉS

Appel o ns-la tout de suite.

URBAIN

C’est ça; appelons-la... Mamzelle Marie!

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