SCENE XV
MARIE, seule.
{Pendant la seine précédente, elle n’o fait aucune attention à ee qui se j
postait autour J elle, et a paru toujours frappée de tu même frayeur
que lui a donnée l'entrée de Roger ; elle répète avec douleur, après !
la sortie d’ Urbain : )
Le Ois du marquis!. . . par pitié pour la douleur de son pèro, je hâtais son arrivéo de tous mes rcrux 1 Je dt maniaM au ciol 1 son retour.. . Malheureuse ! et c'était lui, Roger, que j'appelais sans le savoir. . . C’est donc en vain que j'ai tout quitte. . . mon t pays et mon père. . . pour ne le revoir jamais, ei je le retrouve I ici, où il ost maître absolu, où il peut tout oser!. .. Ses traits, | scs regards, mon effroi me l’ont révélé. . . Ah ! sa présence réveille tous mes souvenirs , toutes mes terreurs !. . . Ma marraine. • . je la vois, je l’entends encore.. . toujours. . . Marie !. . ■
Cette maison !. . . ella est maudite. . . Ici, pour toi, le désespoir et 1* mort!., la mort!., la mort!.. ( EU* arrête son regard [
sur la porte du cabinet de chimie dont elle a parlé à son pire dan» la première seine.) Oui. . si j'y suit réduite; la mort plutôt que le déshonneur. . . Là. . . je puis la trouver. .. (Prenant dans sa poche le flacon du premier acte.) Ce flacon, co gage de sa tendresse menteuse, s’il le faut , ce sera ma protection, ma sauvegarde, mon salut!. . ( Elle entre précipitamment dans le cabinet de chimie an moment où Urbain reparaît au fond.)