GRANDPRÉ , LA MARQUISE
la marquise, tressaillant à la vue de Crandpri. Vous, monsieur, encore vousl...
ORAMDPné.
Oui, madame, ce mariage...
LA MARQUISE
Eh bien?
Impossible I Comment ?
CRANDPRK.
LA MARQUISE
ORANDrnâ. * Rompu... et pour toujours...
LA MARQUISE, arec imnoHmnnI ae joie involontaire.
Pour toujours !... El pourquoi ? qui vous • empêché do me tenir voire y uawM ?
giuxdpré, te rapprochant.
Co n’est pat de moi qu’est venue celte rupture.
LA MARQUISE
Ce n’est pas de vous?
GRANDPRÉ
Non, madame... Étouffant la voix de mon cœur, j’étais résolu k vous obéir; mais c’est elle-même, celte jeune fille que j’allais demander pour épouse, c’est elle qui, en me faisant l’aveu d’un autre amour, en a appelé à mon honneur, h ma pitié; elle m'a supplié à la fois, et pour moi quelle ne saurait aimer, et pour elle, k qui celle union imposait un 'supplice pareil au vôtre, madame; car. en ce raonnni, mi a vous surtout que je songeais, c’cst cetlo chaîne'' si lourde, si douloureuse, que j’ai redoutée pour ceue femme, en me reportant k vous... J’ai vu ses larmes, en comptant les vôtres ; j’ai vu les afflictions de celui qu’elle aime, on comptant les miennes... Alors le courage m’a abandonné; son père était prévenu, il est accouru k son tour me prier pour sa fille, et j’ai rendu ma parolo.
LA MARQUISE
Mais pourquoi rentrer dans cette maison? Le marquis k l’instant était Ik, près de moi, et, s’il venait k reparaître...
GRANDPRÉ
Le marquis!... En effet... hier, en lui disant adieu, j’ai bien vu commo vous qu’il soupçonnait...
LA MARQII9B.
Des soupçonsl.. . non, une certitude.. . il me l’a dit... il n’a pu contenir devant moi son agitation et son désespoir; et, cependant, il croyait alors k votre prochain mariage. Quo sera-ce donc, quand il euappretidra la rupture?... Ah! vous me perdez, monsieur, vous me perdez en revenant ici...
CRANDFhft.
Adieu donc, madame, adieu... et cetto fois, je vous le jure, c’est pour jamais I
LA MARQUISE
Pour jamais! c'est bien, monsieur, mon cœur vous sait gré d’un tel sacrifice; je vais lui devoir mon bonheur... Adieu 1 (JSUe dit cet derniers mots en fondant en larmtt.)
GtuNDPRft, revenant virement sur ses pas.
Votre bonheur I. . et vous pleurez, madame, vous pleurez!... Ah! ces larmes m’ont enlevé toute ma raison, me font oublier tous mes devoirs... Clarisse, je ne vois plus que votre douleur, et mon amour .. Clarisse, je ne paniiai pas seul...
LA MARQUISE
Qu’avez-vous dit I... 6 dei !...
GRANDPRE.
De l'instant où il vous a déclaré, lui, qu’il avait deviné notre secret, ce qu'il y a pour moi de plus horrible en ce monde, c’est de vous laisser auprès de lui... je ne le toux pas, non, je no le veux pas!... vous me suivrez... j’abandonne ma patrie, ma famille, ma profession... je déchirerai d» nus mains ma robe d’avocat et oe cera justice.. . Est-ce que je puis apprécier et combattra les passions des autres, moi qui n'ai pas la force de commander aux miennes... mais vous me suivrez, il le faut... nous partirons ensemble.
LA MARQUISE
Ensemble!.,.