‹ Marie Simon drame en cinq actesChapitre 68 sur 90 · SCENE ni · texte numérisé non relu

SCENE ni

SIMON, URBAIN, MARIE. {•Simon paraît sur le perron, amené

par C/rbain.)

marie, poussant un grand cri.

Ahl mon père S mon père !... (EUe court à lui et tombe dans tes bras.)

smon.

Ma fille l jo to revois,., c’est toi... c’est bien toi... Oh ! viens, viens, que je t'embrasse encore... (Il l’embrasse en pleurant ) Mon enfant I mon enfant !...

MARIE

Mon père, calmez-vous... ne pleurez pas...

URBAIN

Je pleure bien, moi qui ne sui3 pas votre père. marie, lui montrant son pire qui se laisse tomber prît d’elle sur un banc de pierre.

Voyez, il se trouve mal.. ( Elle le soutient; Urbain s’empresse ouest prit du vieillard.) Mon père... au nom du doit...

SIMON

Ah ! je n’espérais plus le revoir. Ce procès s’est fait si vile qu'à peine a-t-on appris dans lo village... Et ils me le cachaient loua encore ; car ils prévoyaient ma douleur et ils no pouvaient ajouter foi k cette condamnation; car tous te croyaient inno-

centa comme ton père l’a cru, le croit encore... comme il lo croira toujours!...

marie.

Oh! merci, merci, mon bon père, jo lo savais bien, moi, que celte lettre que jo vous ai adressée. ..

SIMON

Quelle lettre?...

MARIE

Celle où jo vous faisais mes adieux, celle où je vous disais...

SIMON

Mais cetto lettre... je ne l’ai pas reçue...

‘ MARIE

Quoi?

SIMON

Je ne l’ai pas reçue, te dis-je 1 J’ai fout appris par Urbain , co brave garçon qui est accouru au village m’annoncer cette terrible nouvelle, me tout raconter; alors j’ai voulu voir mn fille, moi, et jo suis parti avec lui; et malgré mon .Igo et la dislance. Dieu m’a soutenu dnns la route, et je suis arrivé.

marie, fendant fa main à Urbain.

Pauvre Urbain! il est resté fidèle au malheur!...

urbain.

Y a pa9 de quoi, manuelle ; c’est une idée comme ça qui m’a j)ris que vous seriez bien aiso d’embrasser le per© Simon ... et j'ai pas eu que celle-là encore... J’ai amené avec moi tout le village... les hommes, les femmes, les enfants, qui tous vous connaissent comme moi, et qui vous accompagneront jusque là-bas en vous tendant encore la main et en pleurant comme jo pleure. . .

MARIE

Urbain I...

simon, avec désespoir.

Oh! mais je crois... Je voudrais me réveiller encore de cet épouvanlablo rêve... Toi, mourir!... toi, pauvre enfant, si jeune, si belle, si pure!... Toi, Marie... Mais que je meure donc aussi... quo je meure... je ne veux pas survivre à ma fille!...

MARIE

Oh ! do grâce, mon père, cessez... votre désespoir m’enlèverait ce qui me reste de courage, et vous voyez quo j’on ai... Oui, j’en ai toujours... votre présence et votre dernier baiser me rendent forte et résignée... je ne crains pas la mort... elïo n’est plus effrayante pour une fille, lorsque son père U bénit!.. simon, embrassant sa fille.

Mon enfant!...

urbain, regardant à droite.

Quelqu'un !...

SIMON

C'en est donc bit?

CUBAIN

Non, c’est madame la marquise.

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