SCENE IV
Un M*mes, LA MARQUISE, pu** LE GREFFIER.
la marquise, poratManf .
Oui, moi... moi qui viens vous annoncer une nouvelle heureuse... Marie, jo l’apporte l’espéranco; un snrsis vient d’ôtre accordé.
Un sursis?
marie.
Mais comment? pour quel motif?
LA MARQUISE
Je l’ignore, mais il est accordé... Et ce délai, c'est do tempe... C’est le salut, mon Dieu, peut-être!...
tocs.
Le stlut!...
lr gbrffier, entrant.
L’heure des visites est pa*$ée... Pardon, il faut vous retirer... D’après le sursis, vous pourrez revoir la condamnée domain. SIMON.
Demain'... entends-tu, ma fille!... demain!... mot heureux et plein d’espérance.... Sans adieu, mon enfant, et que le ciel te protègo !...
LA MARQUISE et URBAIN.
A demain.
marie.
Adieu L. ( Ils sortent avec le Greffier.)
MARIE
som v.
MA Kl K, fui* ROGER.
marie, un moment seule.
Demain!... quoi! je verrais encore demain... Ce sursis, pour* quoi me le donner? Dans quel but?... mes juges ont-ils délibéré... Celle erreur aue je ne puis comprendre el qui me fail paraître coupable... l’auront-ils enfin reconnue?... Oh! non. je ne puis l’espérer... Attendre à demain !... c'est prolonger mon agonie I
ROGER, sortant de derrière le massif.
Non, c'est vous sauver I...
HABIB
Roger !... vous, vousl. .. dans ce moment!...
ROGER
Où donc serait ma place, Marie, ai je n’élais pas ici pour vous apporter la vio et la liberté?...
MARIE
La rie l. ..la liberté I...
ROGER
Silence !... j'ai gagné tout ce qui nous entoure ; mais la prudence est encore nécessaire. Marie, écoutcz-moi. Ce sursis qui tous est accordé peut expirer dès demain, et vous seriez perdue !... Celle nuit, une évasion certaine, préparée par mes soins, vous arrachera de ces lieux.
marie.
Mon Dieu!... est-ce vrail... ce que j'entends... jo pourrais échapper au supplice...
ROGER
A minuit, on ouvrira votre cellule. • . par des couloirs souterrains, on vous conduira jusqu’à la porte secrèto du couvent...
MARIE
Après?...
ROGER
Je serai U, avec votre père... et dans huit jours, nous serons loin do la France...
MARIE
Oh ! vous no me trompez pas, et je dois vous croire. . . Moi, wuvdo!... sauvée par vous/..
ROGER
Par moi qui vous ai perdue, et qui vous respecte maintenant ;omme on respecte un martyr!. ..
MARIE
Eh quoi ! plus (féchaufaud !. . . plus do supplice , plus de honte!... la vie! ..la vie et la liberté!... Ont eolto pensée m'éblouit de son espoir... m'accable de son bonheur!...
ROGER
Marie 1 chère Marie!...
MARIE
C'est que je ne suis qu’une pauvre fille, et Dieu, au lieu de la fermeté et de l’énergie, ne nva mis au cœur que l'affection et la tendresse... Si vous saviez tout ce quo j’ai souffert!.,.
Ce courage que vous admiriez vous-méme, n’était qu’une résignation cruelle et désespérée... Tout h l’heure encore, j'étais forte devant mon père. Je no pleurais pas , j’essuyais ses larmes; mais les miennes m'étouffai* ni... Oh! je l'avoue maintenant, et il faut que vous le sachiez, pour bien comprendre ma reconnaissance, cette mort, je la redoutais de tout mon être... cet échafaud !... je tremblais devant lui. . . j'avais peur !... j’avais peur!. .. Et cette vie, je la perdais avoc désespoir- . . Mourir si jeune, à vingt ans, encore pleine de jours !. . . quitter tout ce qu’on aime, ce beau ciel, cette nature. . . Oh! c’est affreux, c’est horrible 1... et vous qui me rendez la vie... ah! soyez béni, mon sauveur, aussi bon que Dieu, ah ! soyez béni !. . .
ROGER
Silence 1 silence !.. .on vient. . . on vient pour le sursis sans doute. . . remettez-vous. . . contenez- vous. . . pas un mol devant eux. . . un mot pourrait vous perdre. . . Los voici î. . . (// se retire derrière le massif.)