BEAU SÉJOUR
a fait.
RAYMOND
Fa i cependant fait quelques comédies Que le public. Monsieur, a jadis applaudie».
El qu'il daigne accueillir encore avec bonté.
Le /toron de la Crasse au théâtre «t resté ;
Le Bon Soldai a fait de nombreuses recette» : l '(a Paul)
On devrait s’occuper de âfes Femmes Coquettes,
Cinq actes, et des ver* que l'on trouvait fort beaux J Cela vaut bien h* vers ue vos auteurs nouveaux ;
Car vous ns donnez plu* que de tnstes ouvrages.
( A Brauséjour.)
De Créqui, de Colbert j’obtenai* les suffrage»,
De Colbert, le parrain de mon fils que voilà :
Colbert fut mon compère ; oui, j'eus cet honoeuMè. J’osai pour le grand roi rimer quelques épttre»
Qu'il me paya fort bien : Monsieur, ce sont des tilrej t Quand vous en aurez fait autant, peut-être un jour On parlera de vou», monsieur de Beauséjour.
•XABSÉJOtR
Je n’ai jamais écrit prose ni poésie.
Et compte n'en avoir jamuis la fantaisie.
Mon dessein n'était point, mon cher monsieur Poisson D’attaquer votre gloire en aucune façon,
Mais je suis enchanté de voir qu'à cette gloire Vous tenez beaucoup plus que vous uWez le croire. RAYMOND.
Vou* vous trompez. Monsieur, en me pariant ainsi.
De ces miseres-là j'ai fort peu de souef...
Mais c'est que vous venez étourdir mon oreille Du Mans, de son théâtre et do votre merveille*.
•BAOSÉJOOR.
De quoi voulez-vous dooc que je voua parie, mol .
Ce sujet ta 'intéresse.
MK.
Et tu ne sais pourquoi U t’a si brusquemoût quitté?
BBACSÉJODB.
Non, sur mon Amci Pent-être, ayant au cœur une amoureuse flauuuo,
Il brûlait de revoir quelque objet adoré Doot depuis trup longtemps il était séparé.
F AOL.
Qui te fait penser î
RBAOPÉJOOR.
Sa bizarre conduite.
Un portrait par le drôle oabhédansaa fuite.
PAUL
Un portrait de femme ?
MAtMÉlOOS.
Ouf. charmante «a vérité
U FAMILLE POISSON
C'ait, J'en doit convenir, un amour mérité.
Tien», j’ai là ce portrait: vois comme die est jolie,
PAUL
Que vois-je? c'est ma nièce.
RAYMOND
, Allons, quelle folioî
Cela ne so peut.
San6 doute c’est un fait E range, merveiltoux :mais... tenez. {Il lui donne la
RAYMOND
EnefTot
C’est elle-même... 6 ciel!
jrinttl )
PAUL
C'est une miniature
Que l'on fit l'an dernier.
mauséioor.
Singulière aventure !
RAYMOND
Oui, jo la reconnais, et j'en suis confondu.
PAUL
Co portrait, disait-elle, elle l'avait perdu.
Elle nous a trompés : quel scandale !
PAUL-
Mon père,
Calmez vous ; nous saurons pénétrer ce mystère» U faut iuterroger Mariane.
Moi-mème...
RAYMOND
Oui, je veux
PAUL
Nous allons lui parler tous les deux Et tâcher d'obtenir d’elle un aveu sincère.
Ce portrait, n’est-ce pas, ne l'est point nécessaire? Tu peux entre mes mains le laisser ?
BBAUS&OVR.
Oui vraiment,
Il esté vous d ailleurs... je m’enfuis promptement : Tai peu do temps à moi, permets que j'en profile. Adieu ; je te devais ma première visite :
Nous étions demeurés si longtemps sans nous voir. FAOL.
Viens souper avec nous.
IBAUSIÜOUIt.
Volontiers, à ce soir.
PAUL
Écoute, mon entant, nous somnrft* <nirtre nous,
Et tu peux nous montrer une entière franchise.
Il faut nous dire tout.
MARIANB.
Vous voulez que je dis© ?..* Raymond, otiec emportement.
Tout.
MARIANB.
Mais quoi donc?., pardon , je cherche vainement...
RAYMOND
Tu cherches, malheureuse?..
MARIA ttl.
Ah! mon Dieul
PAUL
Doucement,
Mon père.
MARIANB.
Mais d'où vient une telle colère?
Mon oncle, qu'ai-je fait qui puisse vous déplaira? PAUL'
Mariane, réponds sans te faire prier. .
Co portrait que de loi l’on a fait l'an dernier?., j
MARIANB.
Ce portrait?.. {A port.) Ab l mon Dieu l
PAl’L.
Tu disais, ce me sembfe»
Que tn l’avais perdu ? t'en souviens-tu ?
MARIANB, à part.
Je tremble.
Saurait-il donc qu’il est aux mains de mon cousin?
Que dire?
PAUL
Tu tétais?
RAYMOND
Veux-tu répondre enfin ?
Parle, et n’espère pas nous abuser encore.
Ou ton portrait est-il ? penses-tu qu'on ignore Quoi est l'heureux mortol qui reçut ce présent?
MARIANB, d part .
Ciel!
Tu ne peux plus rien nous cacher à présent.
Qui vient nous déranger ?