SCÈNE XV
MARI ANE. BEAUSÉJOUR, ensuite RAYMOND.
•Il AU a LJ o U II.
Son amour-propre est par trop irritable- Aller jouer au lieu d'aller se mettre à table!
J'aime fart mon métier : mais pour moi, dan* ce cas,
Le théâtre à la table aurait cède le pas.
(JjJtrwtKWl Raymond mi» rst hafdlU en Crispin.)
Qu est-ce que j'aperçois ? quel plaisant personnage I
MARIANE
Un Crispin I
BtAUfâiooa.
Oui, ma foi ; Crispin d’un certain âge,
A ce que je crois voir.
RAYMOND *
Tiens, Arnould, me voici :
C'est mon ancien habit de Crispin.
■BAUsâJotia-
Qu'est ceci T
MARIAI»
Monsieur Raymond 1 Eh oui ! c'est lut ratmoxd , à part.
Bonté divine I
Mariane, et cet homme 1
BIAUSÉJOIR, a part.
Oh! la drôle de mine!
[Haut.)
Est-ce que voua comptez aller ce soir au bal T Ce n'est plus maintenant le temps du carnaval.
Pourquoi donc?...
RAIMOND
Je n’ai point de comptes à vous rendre.
BRAUlâJOOR.
Mon, c’est vrai.
RAYMOND
Mes raisons, faut-il vous les apprendra î Arnould veut sur la scène absolument monter.
Des rôles de Crispin je veux In dégoûter,
En offrant à ses yeux cet ignoble costume.
BSAOsilOUR.
Mais il le connaissait dès longtemps, je présume,
RATHOMD.
N’importe; mon devoir... impérieusement...
M'ordonnait... je devais... c'est clair...
BEAUSBJUl'ft.
Assurément
Mais lui, se faire acteur ! votre crainte est frivole.
11 ne lui manquerait, hélas! que la parole.
RAIMOND
Plaît-il ?
BBAtæâJOUR.
C'est bien assez que ce brave guerrier Ait avec tout son poste été fait prisonnier.
Arnould?
BIAOSéiOOR.
Faute de langue pt non pas de vailhncof Lorsque les ennemis manquant rie complai.-unea, L’entourèrent avant que ce chef malheureux Eût le temps d’ordonner que I on tirât sur eux.
RAIMOND
Quel galimatias vonez-vous donc mo faire?
De qui parlez- voua là?
MAOSâlODl.
D’Arnould, le miiilairo Avec qui j’ai causé tantôt.
RAIMOND
Eh bien!
BRAl&KJOOR.
Eh bien,
Eu disant qu'il est bègue, on no vou» apprend rien. RAYMOND.
Votre tète, Monsieur, est-elle bien sensée?
Arnould?...
8RAWâ/00l.
Quand une phrase est par lui commencée.
Vous avez tout le temps d'aller chez le voisin ,
Et puU de revenir en entennrela ün.
Vous osez soutenir? Arnould bègue?
mari an b, à part:
Je tremble.
IRAUSéJOOR.
Mais je ne suis ni sourd ni timbré, ce me semble. Lorsque je lui parfais, sa cousine était Ut :
Ou peut lui demander. .
RAYMOND
Volontiers; la voilà.
Elle va sur ce point à l’inMant vous confondra.
BEAUSÊJOUR. *
Qu'elle parle : j’attends.
mariai», à part.
Je ne sais que répondre.
RAYMOND
Ton cousin est-il bègue?... hem?