‹ Marie Simon drame en cinq actesChapitre 90 sur 90 · MARI AMI · texte numérisé non relu

MARI AMI

Non certainement.

SCADstJOUR.

Il n'a point bégayé devant moi t

MARUNE.

Si vraiment.

P pari.)

Je ne veux point mentir encore.

1AYM0ND.

Quel langage I

Je ne comprends pas...

SBAUSàJOUR.

Mui, je comprends trop, je gage.

[A part.)

11 m a joué, le traître, avec son hégalment

RAYMOND

Loi -même tout à l’heure ici très-neUoment nie disait un morceau du Baron de fa Crasse.

SEAUSÉJOUR.

Du Baron?... justement; oui. je suis sur la tracot Il remplissait très-bien ce rôle... Ah! le malin!

RAIMOND

Me parlez-vous d'Arnould ou de votre Crispin?

LA FAMILLE POISSON

BEAISÛOUR.

Des deux qui n'en (bat qu’un...

ra > uxo.

, Vous me la donnez bonne.

Tous les deux ne seraient?...

•unliooi.

Que la même personne

Dont nous sommes la dupe, et qui probablement Au Théâtre- François débute en co moment.

RAYIIOND.

11 se pourrait?

tRArséjotm:

Mais moi qui ne perds pas la télc,

Mon cher monsieur Ravmcnd, je vais troubler n fêle. [Il va pour sortir.)

mariane, l'arrêtant.

Do grâce...

a vvmond, à Mariane.

K est donc vrai?

■ARIANE

Monsieur, pardonnez-lui

Eh quoi! j’oi de ce fourbe été dupe aujourd'hui ?

tEAUSÉJOUR.

C'est agir en Crispin : le trait est exemplaire.

RAYMOND

liais puisqu’il sert le Roi, comment su peut-il iairo?.-

axAiiséJooR.

De le faire arrêter où je le trouverai J ai I ordre dans ma poche, et jt* m'en servirai.

RAYMOND

Vous, arrêter Arnould?

BEAOStUOOn.

Quu le diable m’emporte

Si jo ne le fais pas !

RAYMOND

Vite ferme la porte,

Mariane, va donc... Mais qu 'est-ce que jo voisl Deux Crispins?

MUSlMOl.

Avec vous, cela nous en fait trois.

SCÈüE XVI et dernière.

DEAUSÊJOUR, MARIANE, ARNOULD, l'AUL, RAYMOND.

PAUL

Oui, d’un acteur nouveau la famille s’augmente • C'est un Crispin de plu* qu'in je vous présente.

Kl île c« joyeux Cid je suis fier, j'en conviens : ifon premier coup d'épée égale tous les miens.

(.4 Brauvjour.)

Eu le quittant, plus vif cent fois que de coutume,

Je monte dans ma logo et je prends mon costume.

Je n’eus, pour m'en vêtir, besoin que d'un moment. Sur le théâtre alors je descends |irompleinenl.

Tout plein d'une colère à peine retenue,

Et ] entends une voix qui m'était bien connu#. C'était relie d’Arnould on finissait If Deuil.

Dieul quel étonnement, et bientôt quel orgueil 1

Sa ligure, son jeu, tout était à merveille,

Et ses inflexions anchunlaient mon oreille.

C'était d'un natur.>l et d’un comique... en6n,

N’y pouvant plus tenir, sans attendre la fin,

Pour embrasser mon fils d’un seul bond je m'élance.

Il se fait dans la salle un moment de silence ;

Puis on me reconnaît, elle public alors Rit. et fait éclater les plus bruyants transports.

C'est, i’en dois convenir, ma plus belle soirée :

Aussi l'âme de joie et d'orgueil enivrée J'ai cru devoir, après co triomphe flatteur.

Offrir â vos regaros l'heureux triomphateur Dans le même costume où, radieux de gloire,

Il vient de remporter sa promiôre victoire.

RAYMOND

O drôle nous avait trompés indignement.

Mm, pardonner les torts d'un pareil garnement I Non, non, il nu doit pas s'attendre à ma clémence.

arnould, passant près <le Raymond.

Est-ce votre leçon, grand-père, qui commence?

Le manteau, c’est ainsi qu'il doit être porté?

Et le chapeau? voyez.

RAYMOND

Un peu plus de côté ;

Les deux mains sur l’épéo et la ceinture haute... Qu'osl-cè que je fais donc ? mais aussi c'est ma faute. Avec un tel habit puis-je le sermonner?

Non, Crispin comme lui, je dois lui pardonner.

[Il embrasse Arnould.)

MARIANS.

Cher Arnould !

PAUL, à Arnould en montrant Mariant.

Ce portrait... maintenant tout s'explique.

BEAlSÉJOUli *.

Désolé de troubler ce bonheur domestique.

Mais je tiens mon Crispin cl l'emmunu avec moi.

Tu ne le poux : il est comédien du Roi.

Pars tout seul, cher ami : mais la campagne faite, Reviens ici, Gucrin va prendre sa retraite :

Toi seul avec succès pourras le remplacer,

Et cela vaut un peu la peine d’y penser.

Si j’étais sûr...

REAUSÉJOUR.

PAUL

Mon fils qui connaît ton mérite T'appulra oomrne moi.

D’avance je réponds.

ARNOULD

De votre réussite

BBAUSÉJOUR

Nous ‘m reparlerons.

91 ARIANE *

Et mon pirdon, à moi, mon tuteur?

PAUL

Nous verrons.

Pour 1 *ï voir secondé jo dois, dans ma colère, T'inflige»*, Mariane, un châtiment sévère,

El pour i cia je veux, pas encore aujourd'hui,

Mais dans cinq ou six mois, te marier à lui.

AaKOULD, à Mariane.

Croiras-tu désormais, cousine, â mes présages?

RAYMOND, bas à Arnould.

Arnould, sou vie ns- Ici bieo de jouer mes ouvrage#.

I ACM.

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