‹ Marie Stuart en Écosse drame historique en cinq actes, et douze tableauxChapitre 63 sur 82 · HABIB · texte numérisé non relu

HABIB

Ah! taisez-vous, milord.

BOTHWKLL,

Le jour où, pe ndant que vous, dansiez aux noces de Marguerite, une cxpjiisiqn terrible lança vers le ciel les membres déchires d'Hcnn Dornley.

MABIK, épardac *t ahaoealtnle.

Grâce, milord, vous me brisez le cœur!...

BOTHWELL

Ce jour-là, c'élait encore l’amant qui, celte fois, sc faisait assassin pour vous.

MARIE

Oh ! je n'avais pas dit de le tuer.

BOTHWELL

L'av^z-vous défendu! Que ré pondîtes- vous à l'homme qui vous dit, ce soir-là, daire l'abbaye de Kirch-of-lkld : Svu venezvous de David Ruzio... Que répondîtes-vous?

MARIS

Rien!...

BOTHWKLL.

C’est votre silence qui a rais le feu aux poudres , vous le savez. Eh bien! l'homme qui vous a dit ces mots, et qui est une preuve vivant»- de nuire crime à tous deux... cet homme est là. Je vais l'appeler... quand vous l'aurez reconnu, vuus lui direz voua- même vers qu« i endroit vous v..u ei continuer votre route; si vous |>ersistei à me Cuir, je vous laisse libre, partez.

MAMIE

Laresez-mni partir, milord, soyez bon, ayez pitié, et plus tard, peut-être... Le cœur des femmes se gagne par la bonté cl Ja douceur.

BOTHWKLL

Je ne le crois pas. Vous partirez donc : seulement, avant de partir, devant res hommes d'urines, devant ces deux ou trois serviteurs, les derniers de tous, les seuls qui vous aiment encore, maître Calcrafl racontera dans tous ses détails l’assassinat de Henri Darniey. Choisissez.

MARIE

Monsieur, il est impossible qui- cette infernale pensée soit dans votre cœur. Puisque voire pouvez aimer, puisque vous m'aiuicz, Vous ne ferez pas cela, devant ces dernier* de mes amis, devant cette douce enfant qui croit en moi comme eu Dieu, vous ne ferez pus cela, je vous en prie.

BOTHWKLL.

Je le ferai.

MARIE

Non! vous ne le ferez pas, car l’orgueil de Marie Stuart anéanti, humilié, c’est ce que vous voulez, n 'est-ce pas? Jamais ce front ni re genou n'ont plié que devant Dieu ! Eh Lieu! je vous en prie « genoux, et le front prosterné ! . .

BOTHWKLL, * pari.

Mon cœur bat, je crois. Finiaoons-en. (iiaut.) Holà! Calcrafl!

(a la r*J«.) Je jure par le passé <|tji nous lie, que je tiendrai parole 51 «oui me résistez. ( La rein# w r«k»« pAU ot tooi « t*rs*«*.

Cilrnft paraît. Bvitiwell pluugc ion icpard il» ni le» yrui de M*rie qo’il tien»

«miim fjteiuée.) Maître Calerait, demandez à Sa Majesté quelle route elle veut prendre et préparez tout pour le déport.

MARIE

Cest bien lui !...

CALOUFT.

Où Sa Majesté «eut-elle se rendre?

marie STUART, tcrrîfida.

Au château de Dumbar!...

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