‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 113 sur 215 · Hs. de la Bibl. imp., coll. Bréquigny, t. XGVII · texte numérisé non relu

Hs. de la Bibl. imp., coll. Bréquigny, t. XGVII

'3. Lettre de Gastelnau à Marie Stuart, 20 mai 1584; Addit. de Le Laboureur aux Mémoires de Gastelnau, 1. 1, p. 615 et suiv.

112 ZÈLE DE CâSTëLNAU POUR MARIE STUART.

délivrance de la reine d'Ecosse ; il cherchait du moins à relever son courage par d'heureuses prédictions , et , suivant l'usage du temps \ il consultait les astrologues sur la destinée delà prisonnière. « M. Bodin, lui mandait-il', M. Bodin', qui est un grand personnage et astrologue et mathématicien, m'a souvent écrit, comme il a fait encore depuis deux jours, que vous étiez presque sur le point de voir la fin de vos malheurs avec votre grand contentement. » Vers le même temps , Gastelnau annonçait à Marie qu'il venait de lui gagner un nouveau partisan en Ecosse : « Je vous ai acquis l'évéque de Saint- André pour très-fidèle serviteur , s'il se faut fier en la foi et parole d'un homme *. » En un mot , toutes les lettres de l'ambassadeur français respiraient une vive affection pour Marie Stuart. « Je ne sache pas , écrivaitil à ce même archevêque de Saint- André ', cœur au monde qui ne dût être ému à lui vouloir bien pour sa vertu et prudence et patience. »

Mais le zèle de Gastelnau pour Marie Stuart et les efforts qu'il tenta pour sa délivrance échouèrent contre la haine d'Elisabeth , que les derniers événements n'avaient fait qu'envenimer. « Les violences contre Votre Majesté ont été si grandes, écrivait Gastelnau à Marie % et votre seul nom et les noms de ceux qui sont soupçonnés vous porter quelque intérêt sont si odieux, qu'ils vous font du pis qu'ils peuvent. Gette reine se défie tant de moi en toutes choses , qu'elle s'en plaint ordinairement et a fait tout ce qu'elle

t. Les meilleurs esprits de cette époque croyaient à l'astrologie; voy., entre autres, Cambden, Hist. Elix.^, pars III, p. 536 et 537.

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