SUITES DE CE TRAITÉ
terre *, et par cette diversion empêchèrent Henri VIII d'agir énergiquement contre la France. Cependant cette guerre n*eut pas toujours pour l'Ecosse des conséquences avantageuses. Les ravages des frontières provoquèrent des plaintes contre le régent , et les Anglais profitèrent de cette disposition pour fortifier leur faction, à la tête de laquelle était la reine Marguerite d'Angleterre. Leurs partisans représentaient le danger d'une alliance lointaine comme celle de la France, alliance qui suscitait à l'Ecosse des guerres continuelles, sans pouvoir la secourir au moment opportun. La mer, disaient-ils*, séparait l'Ecosse de la France et pouvait être interceptée par l'ennemi et les tempêtes ; ils mettaient ainsi leur salut à la merci du caprice des vents et des flots. D'ailleurs , ajoutaient les partisans de l'Angleterre', il y avait entre la France et l'Ecosse différence de mœurs comme de climat, tandis qu'ils trouvaient chez les Anglais ressemblance de pays, de physionomie, de langue, de mœurs et d'institutions.
Malgré ces arguments, que la faction de la reine ne cessait d'opposer à l'alliance française , celle-ci conserva de nombreux défenseurs. La plupart des Écossais se défiaient de la politique anglaise, représentaient ses promesses comme un leurre perfide 'dont elle se servait pour séduire leur pays , l'isoler de ses alliés , et ensuite l'accabler et l'asservir*.