TRAITÉ DE ROUEN
gleterre, son royaume et sujets; et si icelui roi d'Angleterre assailloit ou mouvoit icelle guerre contre le roi d'Ecosse, ses hoirs et successeurs, le dit seigneur, si tôt qu'il en sera averti, comme dessus, et, outre la dite aide ci-dessus mentionnée, sera tenu, pour sa défense et pour divertir la guerre, faire la guerre contre les pays et sujets que icelui roi d'Angleterre tient et occupe deçà la mer, toute sa puissance, et, s'iladvenoit que, outre la première et seconde fois, dont dessus a été parlé, et pour la tierce et autres, le roi d'Angleterre assaillît le dit seigneur et fit la guerre à ces seigneurs rois et leurs royaumes, hoirs et successeurs, es dits cas, respectivement, pour la défense des dits seigneurs rois et leurs royaumes, ils s'entr'aideront ainsi, par la forme et manière ci-après déclarée :
« C'est à savoir, que si icelle guerre se faisoit contre le roi d'Ecosse, ses hoirs et successeurs, si tôt que, par la manière qui a été dite ci-dessus, en seront certilBés , ils seront tenus rompre et faire la guerre contre les pays, terres, seigneurs et sujets que tient et occupe le roi d'Angleterre deçà la mer; et, au contraire, si icelui roi d'Angleterre faisoit la guerre au dit seigneur, et à ses hoirs et successeurs, icelui roi d'Ecosse, ses hoirs et successeurs seront tenus, si tôt qu'en la manière dessus dite en seront certifiés , rompre et faire la guerre contre le dit roi d'Angleterre, son royaume et sujets, de toute leur puissance. »
Le traité stipulait ensuite le nombre d'auxiliaires que les Écossais enverraient en France, si ce pays était menacé par les Anglais. Ce secours devait être de six mille hommes. Enfin, pour consacrer l'union des deux pays, un mariage était arrêté entre le roi -d'Ecosse et une fille de François !•'.
Le roi de France ne tarda pas à éprouver les heureux résultats du traité de Rouen. Henri VIII s'étant déclaré contre lui dans la lutte qui s'engagea, en 1521, entre la France et l'Espagne, les Écossais prirent les armes contre l'Angle-