‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 134 sur 215 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Nouveaux efforts d'Elisabeth pour dominer en Ecosse. — Complot de son ambassadeur Wotton; il échoue; Jacques arrêté à Stirling; triomphe de la faction anglaise. — Plaintes de Marie Stuart; mission de Charles de Prunelé, baron d'Esneval; vains efforts pour empêcher le traité de Berwick. — Union plus étroite de Marie avec l'Espagne; conjuration de Babington; arrestation des conjurés.

Avant de frapper Marie Stuart, Elisabeth voulait s'assurer un parti puissant en Europe. Elle envoya successivement en Allemagne et dans les États du Nord Thomas Bodlei * et Samuel Rogers* pour opposer une ligue protestante à la confédération catholique. Leicester venait de partir pour les Pays- Bas, dont Elisabeth avait accepté le protectorat. Mais TÉcosse lui importait plus que toutes les autres contrées.

Malgré toutes les protestations de Jacques VI, Elisabeth se défiait de sa dissimulation^ et craignait qu'il ne cédât à l'influence des Guise ^. Elle résolut de tenter les derniers efforts pour le gagner ou l'asservir. Du succès de cette entreprise allait dépendre le salut de Marie Stuart. C'est ce qu'atteste un Écossais , ancien ministre de Marie et de Jacques, historien impartial et bien informé * : « La mort de Marie Stuart ayant été arrêtée dans le conseil d'Elisabeth, on crut que,

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