‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 148 sur 215 · Lettres de Marie Stuart , t. VI, p · texte numérisé non relu

Lettres de Marie Stuart , t. VI, p

2. Ibidem, t. VI, p. 352. Voy. aussi p. 312, 333, 399, 404 et 412 dU même recueil.

COMPLOT DE BABINGTON (i586). 143

d'Elisabeth *. Babington était le chef du complot ; le jour et l'heure étaient arrêtés. Walsingham tenait tous les fils de la conjuration ; il avait entre les mains les lettres de Marie et des conjurés. Que fallait-il de plus ? l'Ecosse était gagnée , la France impuissante , la Hollande en armes , l'Allemagne divisée , Philippe II menaçant et implacable. L'Angleterre voulait le prévenir , anéantir le parti espagnol dans les îles Britanniques , et une pohce odieuse lui avait livré des preuves trop certaines d'une conjuration. Babington et ses complices furent arrêtés , Marie éloignée de Chartley , pendant qu'on saisissait ses papiers ; enfin, tout se prépara pour le dénoûment de cette longue et lugubre tragédie.

1 . Lettres de Marie Stuart , t. VI , p. 383 et 395. Je n'ai pas à examiner si Marie donna son consentement au meurtre d'Elisabeth. Ce qui est certain, c'est que les conjurés avaient résolu d'assassiner la reine d'Angleterre. On peut consulter sur ce point le prince Labanoff, t. VI, p. 397, 398, et Mignet, Hist, de Marie Stuart, t. II, p. 309 et suiv.

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