‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 151 sur 215 · DANGER DE MARIE STUART · texte numérisé non relu

DANGER DE MARIE STUART

la preuve de la conspiration , et mettre sous leurs yeux les pièces les plus propres à les irriter contre Marie Stuart , telles que sa correspondance avec l'Espagne et son testament en faveur de Philippe H*. Châteauneuf n'abandonna pas cependant la cause de la reine prisonnière. Dès le 3 septembre , il écrivait à Henri III pour l'avertir du danger de sa belle-sœur*. Lorsque d'Esneval le quitta dans les premiers jours de septembre, ille chargea de réveiller Henri III de son indolence ; et , en effet , d'Esneval , dans le mémoire qu'il remit au roi*, insista sur la nécessité d'envoyer promptement en Angleterre un ambassadeur extraordinaire et de gagner les principaux ministres d'Elisabeth. Le 7 septembre , Châteauneuf écrivait au roi , à Catherine, au secrétaire d'État Brulart*, pour leur représenter la situation critique de Marie Stuart : « Il est besoin , disait-il à Catherine de Médicis ', que l'autorité du roi intervienne plus forte que par les paroles d'un ambassadeur. » A ces pressantes dépêches, pas de réponse. Le 11 septembre, Châteauneuf s'adresse de nouveau au^oi% à Catherine'', à Brulart ' : « Votre Majesté , écrivait-il à Catherine • , aura vu l'état auquel est la reine d'Ecosse , et depuis , les choses sont toujours allées en empirant. » Enfin , le 17 septembre , Henri III rompit ce silence inexplicable , et envoya à Châteauneuf une dépêche*®, où il lui annonçait que, par ses ordres , le secrétaire d'État , Brulart , avait fait des remon-

Page 1