‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 152 sur 215 · INDIFFÉRENCE DE HENRI III · texte numérisé non relu

INDIFFÉRENCE DE HENRI III

trances à Fambassadeur d'Angleterre, et déclaré que la France ne pourrait voir sans indignation « qu'on attentât à la personne de la reine d'Écosse^ » A la réception de cette lettre, GhÂteauneuf demanda une audience à Elisabeth'; mais il s'affligeait du peu de crédit qu'avait la France , en proie aux guerres civiles, et il épanchait sa douleur dans ses lettres confidentielles à d'Esneval : « Je vous assure , lui écrivait-il S que le respect du roi (d'Ecosse) aura ici plus de pouvoir que celui de notre maître. » L'audience qu'il obtint d'Elisabeth ne fit que le convaincre du mauvais vouloir de cette princesse. Elle rappela tous les complots où avait trempé Marie Stuart* , et la nécessité d'assurer sa vie , « chose dont elle étoit requise de ses sujets, et même contrainte *. » En envoyant au roi le récit de cette audience , Châteauneuf annonçait le prochain départ d'une commission de lords et conseillers de la reine pour Fortheringay. Le même jour , 4 octobre, il écrivait confidentiellement à d'Esneval* : « Je dépêche encore ce porteur exprès vers le roi pour le fait de la reine d'Ecosse , laquelle a , je vous assure , plus besoin que jamais d'être secourue et assistée de Sa Majesté, et crains bien que le peu de soin que l'on a de delà (de France) des affaires d'Angleterre aide bien à perdre cette pauvre princesse'^. Je vous prie de communiquer à ce porteur le mémoire que je vous baillai à votre partement , à cette fin de l'instruire plus amplement, et vouloir, de votre part, tenir la main , étant par delà , à ce que nous puissions remettre le service du roi et F honneur de notre pays en quelque dignité*. »

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