‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 168 sur 215 · LETTRE D'ELISABETH A HENRI III · texte numérisé non relu

LETTRE D'ELISABETH A HENRI III

Bellièvre a un peu mitigé son langage , en disant que nullement ne voudriez souhaiter, beaucoup moins rechercher mon péril. Sur quoi, je vous écris ce petit mot de lettre, vous laissant savoir que, s'il vous plaît pour telle me traiter, jamais ne trouverez une plus fidèle ni plus assurée amitié que ia mienne. Mais autrement je ne suis née de si bas lieu ni gouverne si petits royaumes que, en droit et honneur, je céderai à prince vivant qui m'injuriera, et ne doute pas que la grâce de Dieu ne fasse ma partie assez forte pour me conserver. Pourtant, étudiez, je vous prie, plutôt à conserver notre amitié que pour la diminuer. Vos États, mon bon frère, ne permettent trop d'ennemis, et ne donnez, au nom de Dieu, la bride à chevaux effarouchés, de peur qu'ils n'ébranlent votre selle. Je le vous dis de cœur sincère et fidèle, priant le Créateur vous conserver en bonne vie et longue. « Votre très-sûre et fidèle sœur et cousine ,

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