‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 176 sur 215 · AVEC L'ECOSSE AUX XVIP ET XVIII* SIÈCLES · texte numérisé non relu

AVEC L'ECOSSE AUX XVIP ET XVIII* SIÈCLES

rédigea un manifeste pour revendiquer les droits de Charles- Edouard au trône d'Angleterre et d'Ecosse*. Un représentant de Louis XV, Boyer, marquis d'Aiguilles, alla rejoindre au palais d'Holyrood le prétendant, salué par les Écossais du nom de Jacques VIII*. Les Français qui accompagnaient l'ambassadeur retrouvaient partout, en Ecosse, les traces de leurs ancêtres : à quelques milles d'Edimbourg, un village portait le nom de Petite France; un autre, celui de Montpel^ lier*. Mais avec la fortune de Charles-Edouard, disparut toute influence française dans ce pays. L'Ecosse s'est de plus en plus identifiée avec l'Angleterre, et, il faut bien le reconnaître, toutes deux y ont gagné. L'Ecosse a reçu, en compensation de l'indépendance nationale, une puissante impulsion : industrie, sciences, littérature, philosophie, tout y a prospéré. Une sage régularité, une observation patiente et ingénieuse, une probité proverbiale, ont remplacé la loyauté un peu sauvage, le fanatisme puritain, la fougue indisciplinée des anciens Écossais. De son côté l'Angleterre a conquis la sécurité : tranquille dans son île, elle a pu porter au loin son activité guerrière et commerciale. Une alliance de moins pour la France, une province de plus pour l'Angleterre, voilà le résultat d'une politique tour à tour faible ou passionnée, fai^atique ou indiiférente.

1. Ce manifeste a été publié dans V Histoire de Charles-Edouard^ par Amédée Pichot , t. II , p. 89 et suiv. de la première édition.

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