Mignet, Journal des Savants, juillet 1847, p
2. Lettre de Michel de Castelnau , en date du 16 juillet 1584 : « Ces jours passés , le comte de Leicester a fait un voyage dans ses maisons et dans les biens de ses parens. î\ a esté tant honoré et caressé de la noblesse qu'il a
sième, au contraire, était emportée par la violence de ses passions ; ce n'est pas sous les traits d'une victime résignée que nous la peignent les contemporains, mais ardente, hautaine, véritable sang des Guise*. Catherine trompa tous les partis et tous la poursuivirent de leur haine et de leur mépris ; elle laissa la royauté sans appui, et la France sans alliés. Elisabeth, idole des protestants, enchaîna à sa fortune le peuple anglais, l'Ecosse, les États Scandinaves, l'Allemagne et la Suisse réformées. Marie, poussée par la Ligue et l'Espagne, échangea le trône pour l'échafaud. A la première revient la honte de l'abaissement de la France et de crimes dictés par l'ambition et exécutés par le fanatisme ; à la seconde, la gloire de la coalition protestante, de la défaite de l'Espagne et de la création d'une marine bientôt souveraine de l'Océan ; à la dernière, la couronne du martyre.
esté traitté comme un roy. La reine d'Angleterre en a eu grand soupçon et malcontentement , etc. » Voy. cette lettre aux Pièces justificatives, 1. Mémoires de Michel de Castelnau, liv. V, chap. xiii.