MTR£ MARIE STUART ET DON CARLOS
Cette négociation fut reprise en 1563, et Tambassadeur espagnol en Angleterre, don Alvaro de la Quadra , envoya en Ecosse Louis de Paz pour s'entendre avec Marie Stuart*. Vers le même temps, une correspondance intime s'établit entre la reine d'Ecosse, le cardinal Granvelle et la duchesse d'Arschot pour presser la conclusion de ce mariage*. Marie s'unit plus étroitement que jamais avec le parti catholique. Elle envoya à son oncle le cardinal de Lorraine et au pape Pie IV son adhésion pure et simple au concile de Trente et la promesse d'employer toutes ses forces pour rétablir, dès qu'elle le pourrait, la religion catholique en Ecosse'. Les négociations de Marie Stuart avec l'Espagne n'échappèrent ni à Elisabeth, qui menaça de la priver de tout droit à la couronne d'Angleterre*, ni aux protestants écossais. Murray s'éloigna de sa sœur ; Khox et les ministres presbytériens tonnèrent contre le papisme. La guerre civile devint imminente. La France s'émut aussi d'un projet de mariage qui eût livré l'Ecosse à Philippe IL Catherine de Médicis venait de rétablir la paix en France et de ressaisir l'autorité que les factions avaient un instant ravie au pouvoir royal ; elle envoya en Ecosse, pour s'opposer au mariage de Marie Stuart , Michel de Castelnau, un des personnages qui ont joué le rôle le plus actif dans la diplomatie de cette époque. Presque toutes les négociations de la France et de l'Ecosse ont passé par ses mains, comme il le dit lui-même*. Il est donc naturel de rappeler ici en quelques mots les premières années et le caractère d'un ambassadeur qui se trouve sans cesse mêlé à l'histoire des relations de Marie Stuart avec la France.
1. Mémoires de V Académie d*histoire de Madrid, t. VII, p. 300, 301.
2. Lettres de Marie Stuart, 1. 1, p. 197 . 200, 202, 204, 206, 20T , 209, 210,211,212,213.