‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 41 sur 215 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

4. Mémoires de V Académie d'histoire de Madrid, t. VII, p. 300.

5. Mémoires de Michel de Castelnau, liv. II, chap. i; même livre, chap. IV : « En vingt trois ans, j'ay traité plusieurs grandes affaires en ce royaume (d*Écosse). s

Michel de Gastelnau naquit en 1520, en Touraine, au château de Mauvissière , dont le nom servait à le distinguer des nombreux Gastelnau du xvv siècle'; il reçut une éducation savante et traduisit en français le traité de Ramus De mort" bus veterum Gallorum^^ servit en Italie sous le maréchal de Brissac', et finit par suivre la carrière des Jean de Montluc, des Paul de Foix, des La Mothe-Pénelon. Lorsqu'éclatèrent les guerres de religion, Michel de Gastelnau s'attacha à l'autorité royale ; capitaine et négociateur , il déploya une merveilleuse activité, mais tout en déplorant profondément les malheurs des discordes civiles, l'agriculture abandonnée, le commerce ruiné, la religion souillée, les sépultures des rois violées, et ce qu'on avait bâti en sept cents ans détruit en un jour*. Son cœur saignait à la vue des étrangers que chaque parti appelait en France. Le rétablissement de la paix , en 1563, combla ses vœux; il fut chargé d'éloigner les reîtres et fit preuve en cette difficile mission de courage et de dextérité. A la cour il brillait par la vivacité de son esprit et par sa prodigieuse mémoire. Ronsard lui adressait un sonnet^ et la cour de Gatherine de Médicis, qui, au sortir, des guerres civiles , se livrait aux fêtes et présentait l'étrange aspect, vivement caractérisé par Voltaire*, « d'une robe

1. rig^ore pourquoi M. Christian Bartholmès, dans son savant trayailsur Jordano Bruno (t. l , p. 104 , note) , suppose que Michel de Gastelnau était de la branche de Languedoc. *

2. Traité des façons et coutumes des Gaulois; la première édition est de 1639; la seconde de 158].

3. Rien ne me paraît justifier une assertion de H. Bartholmès (t. I, p. 105, note), qui fait de Gastelnau un intrépide marin. Je n'ai pas parlé du prétendu voyage qu'il aurait fait en Ecosse pour accompagner Marie Stuart, au mois d'août 1561. Je ne sais où Le Laboureur a pris cette assertion, répétée par les autres biographes. Gastehiau , qui parle de tous les événements de sa vie de 1560 à 1570, n'en dit rien dans ses Mémoires, et certes il n'aurait pas omis une circonstance aussi importante.

4. Les Mémoires de Gastelnau attestent presque à chaque page l'horreur que lui inspiraient les guerres civiles. Voy. surtout liv. III, chap. ix; liv.-IV, chap. IX ; liv. V, chap. i.

5. Sonnet lxxxiii : « A M. de Gastelnau, seigneur de Mauvissière. »

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