‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 42 sur 215 · EN ANGLETERRE ET EN ECOSSE · texte numérisé non relu

EN ANGLETERRE ET EN ECOSSE

d'or et de soie ensanglantée, » la cour le chargeait d'un rôle important dans ses divertissements ingénieux. D jouait le chevalier Glaucus dans la Lutte des Grecs et des Troyens , et , après la représentation, était choisi « pour réciter en la grande salle, devant le roi, le fruit qui se peut tirer des tragédies*. »

Tel fut l'homme que Catherine envoya en Angleterre et en Ecosse pour proposer à Elisabeth et à Marie Stuart une double alliance : à la première, un mariage avec Charles IX; à la seconde , la main du duc d'Anjou. Elisabeth accueillit Castelnau avec bienveillance (septembre 1564)*, mais elle éluda la proposition de mariage. « Le roi, disait-elle en riant', est trop grand et trop petit : trop grand par la puissance , trop petit par Tâge. » Du reste , elle loua le soin que prenait Castelnau de maintenir l'alliance de la France et de l'Angleterre, et elle le combla de marques de faveur*. Marie Stuart ne traita pas l'ambassadeur avec la même bienveillance : cette princesse , qui avait « l'esprit grand et inquiété comme son oncle le cardinal de Lorraine*, » s'irritait de l'opposition de la France à son mariage avec don Carlos. Elle céda cependant, mais sans accepter le duc d'Anjou. Elle s'attacha à un jeune homme que la comtesse de Lennox , sa mère , avait fait « nourrir fort curieusement, lui ayant fait

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