‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 48 sur 215 · Papiers d*État relatifs à VÉcosse , t. II , p · texte numérisé non relu

Papiers d*État relatifs à VÉcosse , t. II , p

2. Lettre de Marie Stuart en date du 1" octobre 1566» dans le recueil du prince Alex. Labanoff, 1. 1. p.. 288.

GASTELNAU EN ECOSSE (1565). 43

mémoires qu'il adressa à Paul de Poix et au roi de France attestaient l'impossibilité d'une solution pacifique.

« Les choses , écrivait-il à Paul de Foîx * , ne sont pas sur le point de finir avec douceur et appointement (accord) ; car la reine d'Ecosse n'en veut point avec ses sujets. Mes premières instructions ne me peuvent servir de rien , ayant cherché tous les moyens de persuader Sa Majesté , qui n'est en nulle sorte disposée d'y vouloir entendre, ayant le courage et la volonté tels qu'elle aimeroit mieux quitter son sceptre et sa couronne que de contracter avec ceux qui naturellement lui sont sujets , de nulle foi envers elle , et outre cela ingrats des grands biens et honneurs que S. M. leur a faits , n'y ayant rien en cela du fait de la religion , en laquelle elle ne les a jamais troublés ni donné aucun empêchement. Voilà pourquoi S. M. se délibère de les poursuivre, et, au cas que la reine d'Angleterre veuille leur donner secours , elle prie et invoque par toutes les amitiés qu'elle a en France que le roi lui donne secours tant d'hommes que d'argent et le plus promptement qu'il pourra , d'autant que les affaires vont chacun jour en plus grande extrémité , et que quelque nombre d'Anglois sont déjà joints avec les seigneurs rebelles. Vous ferez bien d'avertir le roi de se délibérer de ce qu'il a à faire pour le service de deçà ; car il est temps d'y penser , et vous puis dire de rechef qu'il n'est possible de pouvoir persuader la reine de vouloir appointer avec ses sujets ni en nulle sorte les recevoir, chose où j'ai employé toute mon éloquence, mais en vain. »

Dans un mémoire adressé au roi • , Michel de Gastelnau revenait sur les mêmes faits ; il représentait la résolution énergique de Marie Stuart , « trop courageuse pour endurer que ses sujets lui baillassent la loi , et que son royaume , qui , dès longtemps , a été monarchie , devînt république.

1. Bibl. imp., ms., f. Saint-Germain-Harlay , n* 222 , 1. 1, p. 7. Cf. Fa/piers d'État relatifs à V Ecosse , t. H, p. 96 et suiv.

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