‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 57 sur 215 · CATHERINE DE HËDICIS L'ABANDONNE · texte numérisé non relu

CATHERINE DE HËDICIS L'ABANDONNE

rebelles, elle se livra à « sa bonne sœur d'Angleterre, » qui pendant dix-neuf ans la retint prisonnière.

Catherine de Médicis, qui n'avait jamais aimé Marie Stuart, s'inquiéta peu de ses maliieurs. La nouvelle du meurtre de Darnley l'avait trouvée insensible. Elle écrivait au connétable de Montmorency: «Mon compère, le roi mon fils vous envoie ce courrier pour vous avertir des nouvelles qu'il a eues d'Ecosse, et vous verrez que ce jeune fou n'a pas été longtemps roi. S'il eût été plus sage, je crois qu'il seroit encore en vie. C'est grand heur pour la reine ma fille d'en être défaite *. » Mais le mariage de Marie Stuart avec Bothwell et les troubles qui. en furent la suite firent craindre à Catherine de Médicis que l'influence anglaise ne prévalût en Ecosse. Elle y envoya Nicolas de Neuville, sieur de Villeroi*, avec des instructions qui prouvent qu'elle ne songeait qu'à conserver ime ancienne alliance en condamnant hautement la conduite de Marie Stuart'. « Le roi veut, est-il dit dans ce document, que le sieur du Croc sache que le désir et intention principale de Sa Magesté est de conserver le royaume d'Ecosse à sa dévotion, sans permettre que, sous prétexte de tant de folies qui se présentent, il se retire et aliène en autre dévotion que la sienne. Il veut bien faire toute faveur et aide à la reine d'Ecosse, mais non pas chose qui seroit à la perte et ruine de son royaume, et au dommage du service du roi et de ses affaires. »

Après le retour de Villeroi, Catherine de Médicis envoya encore en Ecosse (juillet 1667) M. de LigneroUes, avec des instructions de même nature*. Il devait surtout «retenir et

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