‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 59 sur 215 · NÉGOCIATIONS AVEC MURRAY · texte numérisé non relu

NÉGOCIATIONS AVEC MURRAY

contenir le royaume d'Ecosse en son entier, et éviter qu'il ne se laissât conduire à nulle autre dévotion particulière qui altérât aucunement l'amitié et bonne intelligence qui a été de tout temps entre ces deux couronnes. » Enfin, lorsque l'on sut en France que Murray avait été proclamé régent, la cour s'empressa de le reconnaître. Charles IX lui écrivit au mois de mai 1568* : « De ma part je ne diminuerai en rien l'alliance , bonne amitié et confédération qu'il y a eues de si longtemps entre les rois ses prédécesseurs et les miens , et en ce qui concerne la conservation de la couronne et État d'Ecosse et l'entretenement de notre amitié, je n'y omettrai aucune chose de tout ce que vous pouvez et devez espérer de moi. »

Ainsi, en sept années (1561-1568), Marie Stuart avait passé de la puissance à la captivité, de la prospérité à la misère. La violence de ses passions, les intrigues d'une ennemie astucieuse, les dangereux conseils de la faction espagnole, l'avaient précipitée dans cet abîme. Elle avait perdu l'affection de la France ; ses malheurs allaient lui rendre les sympathies de sa patrie adoptive.

1. Bibl. imp.,f. Saint-Germain-Harlay , n« 222, fol. 77. CL Papiers d'État relatifs à VÉcosse, ibidem, p. 221.

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