‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 72 sur 215 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

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naient à la faction soutenue par Elisabeth. Cependant le souvenir de la France n'était pas effacé entièrement ; la domination anglaise commençait à peser aux Écossais ; ils se plaignaient de l'avarice et de la cruauté de Morton'. La Mothe-Fénelon pressait Catherine de profiter de ces dispositions et d'envoyer un ambassadeur français en Ecosse*. La reine choisit Mondreville, trésorier de l'ordre du roi, et l'autorisa, dans des instructions secrètes •, à donner à Jacques VI le titre de roi , si c'était le seul moyen d'obtenir une audience de ce prince. Mondreville devait s'adresser également aux lords du roi et aux lords de la reine ^ et s'efforcer surtout de gagner les derniers , tout en ménageant l'ambassadeur anglais Killegrew, en un mot ne rien négliger « pour le bien et la conservation de la mutuelle amitié et intelligence qui a été accoutumé d'être entre les deux * royaumes. » Le dessein de Catherine de Médicis blessa Marie Stuart. « Envoyer un ambassadeur en Ecosse, c'étoit, disaitelle, tout à la fois sacrifier ses droits et reconnoître un usurpateur. » Ces plaintes firent abandonner un projet d'une utilité incontestable.

Catherine se rapprocha alors de l'Angleterre et résolut d'y envoyer un ambassadeur extraordinaire pour confirmer solennellement le traité de Blois. A cette nouvelle, Marie Stuart demanda avec instance à être comprise dans l'alliance*. Mais ces réclamations ne furent pas plus écoutées qu'en 1572. La Châtre, désigné par le roi pour l'ambassade extraordinaire, se rendit à Londres le 26 mars 1576, confirma purement et simplement le traité de Blois, et quitta l'Angleterre dès le commencement d'avril. « Monsieur de La Châtre, écrivait à Catherine La Mothe-Fénelon *, pour la qualité de

t. Corresp. diplom, de La Mothe-Fénelon, t. VI, p. 265.

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