‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 75 sur 215 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

5. Ibidem. Les éloges que donne Gasteinaa au gouyemement d'Elisabeth sont une critique très-yive , quoique indirecte , de radministtation de Henri III. Les mémoires de Castelnau, adressés à son fils, n'étaient pas destinés à la publicité ; ils ont été imprimés pour la première fois sous Louis XUI.

6. tt Memini qui praesens aderam, cum Stubbus, dextra abscissa, sinistra «c caput nudaret et clara voce diceret : Vivat Begina, » Cambdeni Historia Elixabethœ , pars III , p. 346. '

7. « Plusieurs à grandes troupes la rencontroient par les chemins, et, les genoux en terre , avec diverses sortes de prières , lui souhaitoient mille bénédictions.» Lettre de Michel de Castelnau à Henri III, 1*' recueil du

La France, épuisée par quatre guerres civiles, avait encore un autre motif pour rechercher l'alliance d'Elisabeth. Elle savait qu'il dépendait de cette reine de lancer les rettres et les lansquenets, le palatin Casimir et tous les mercenaires d'Allemagne accoutumés à vivre de la guerre. « Elle leur faisoit des pieds de son argents » comme le lui reprochait La Mothe-Pénelon. Tranquille dans son île, elle pratiquait déjà le système continental, que ses successeurs devaient rendre si redoutable. Le premier soin de Gastelnau fut de détourner de la France les orages qu'Elisabeth pouvait déchaîner contre elle. Il reprit les négociations matrimoniales, flatta la vanité de la reine d'Angleterre, entretint d'étroites liaisons avec Walsingham et empêcha les Anglais de fomenter la guerre civile en France •.

L'ambassadeur, tout occupé de ces négociations, ne mit pas dans la poursuite des intérêts de Marie Stuart la vivacité qu'elle exigeait. La reiiie d'Ecosse s'en plaignit; elle accusa Gastelnau « d'être si peu accort et secret en ses paroles et actions, que personne des siens ou de ceux qui étoient attachés à la France ne vouloit entrer en négociation avec lui*. » Le secrétaire intime de Marie, Nau, allait plus loin : «M. de Mauvissière, écrivait-il*, fait très-mal son devoir par deçà , et n'y a personne de ceux qui favorisent les

prince Labanoff (1839), p. 70-83. On peut rapprocher de ce témoignage celui de La Mothe-Fénelon , Corresp. diplom. , t. III, p. 450-461 , et t. IV, p. 11.

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