Tome I, p
4. Teulet , p. 110-111. Analyse d’une dépêche .de du Croc, mai 1567. Voy. aussi Relations politiques de la France avec l'Espagne et VÉcosse au xvi* siècle, Teulet, t. V, p. 25. Don Françes de Alava, ambassadeur espagnol en France, écrit à Philippe II (Paris, 16 juin 1567) que d'après le récit de l’évêque de Dumblane, toute 1a cérémonie du mariage se fit à la calviniste. — Keilh n’est pas moins positif, p. 386. — Tytler de même, t. V, p. 413. édition 1845.
SON MARIAGE AVEC BOTHWEU,. 379
la reine fut mariée au duc des Orcades, en présence de fort peu de monde’. Cela se passa dans la salle d’audience, avec le prêche et non avec la messe, quoiqu’on eût dit la veille qu’il y en aurait une et que l'on s’attendît à un discours de l’évêque de Ross1 2 3 4. » Pourquoi le comte de Murray fit-il du cérémonial de cette union, l’objet d’un de ses innombrables mensonges ? C’est que ses complices lui en fournirent la matière, lorsqu’un mois après le mariage, se liant entre eux par un bond, la même nuit qu’ils envoyèrent Marie Stuart à Lochleven5, ils alléguèrent entre autres méfaits de Bothwell, qu’il s’était marié par-devant les deux églises, afin de mieux montrer qu’il n’était ni de l’une, ni de l'autre religion* : invention fausse et ridicule, quant au motif; car Bothwell fut de tout temps à sa manière un protestant zélé, et nous verrons dans le chapitre suivant, qu’il comptait là-dessus, comme un moyen de popularité. Invention radicalement fausse quant au fond : car les autorités les plus diverses, présentes sur le lieu, s’accordent à rapporter qu’il n’y eut que le mariage protestant. Ce sont eux bien plutôt, les ennemis de Marie Stuart, qui, à force de mensonges entassés, nous donnent la démonstration claire et certaine, qu’î leurs yeux la religion n’était qu’un mot.
1. « Peu de barons écossais assistèrent àla révoltante cérémonie.... > (Mignot, t. I , p. 307). C'est donc l’indignation qui éloigne es hommes vertueux, quoiqu’ils aient poussé de toutes leurs forces à la cérémooie qui les révolte. Ne peut-on pas dire que Marie Stuart ne tenait pas à ce qu’il y eût une nombreuse assistance, et le prouver par le choix d’une heure si matinale ?
2. Miss Strickland, t. V, p. 290-1 , et note 4. Nous croyons inptile de reproduire le texte de la dépêche.
3. La nuit du 16 au 17 juin 1567. Voy. plus bas, ch. ix. — Le lecteur se rappellera que le journal de Murray fut composé en 1568.