‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 185 sur 257 · Teulet, p · texte numérisé non relu

Teulet, p

3. Goodall, Append., p. 164. Réplique des commissaires de la reine d’E cosse à la réponse du comte de Murray , 16 octobre 1 568.

CriUTE DE MARIE STUART.

ainsi que il départait* . » Bothwell prit le galop vers Dunbar avec une douzaine de cavaliers. Les nobles n’eurent garde de se mettre à sa poursuite. Pourquoi l’auraient-ils pris ? Pour le juger? C'est-ce qu’ils eussent redouté le plus au monde, car il aurait dévoilé toutes leurs machinations. L’historien Camden, si bien instruit par les archives d’Ktat que Cécil lui communiqua sans réserve, rapporte que tout en annonçant hautement l’intention de capturer Bothwell, les lords l’avertirent sous main de s’enfuir*. L'évéque de Ross, dans sa Défense de l’honneur de la reine Marie (1569), est encore plus formel *. Nous ne pensons pas qu'il faille prendre au pied de la lettre le tableau des adieux, tel que le capitaine d’Inch- Keith l’a tracé ; c’est-à-dire que, sans contester l’exactitude matérielle des choses, nous n’y verrions pas nécessairement la preuve de la tendresse de Marie pour le comte. Comment une séparation dans de pareilles circonstances n’émouvraitelle pas deux époux, surtout une femme? Comment refuserait-elle à son mari de lui garder la lidélité promise? Il faut pénétrer à travers ces apparences jusqu’au fait essentiel, qui est que Marie Stuart résolut spontanément de traiter avec les rebelles, de se rendre dans leur camp, et pour cela de quitter Bothwen, quoi que celui-ci pût dire et faire contre cette détermination. Cela ressemble-t-il à de l’amour passionné? Murray fut-il fondé à dire, l’année suivante, devant les commissaires anglais d’York, qu’elle préféra l’impunité de Bothwell à son propre honneur en le faisant évader*? Serait-ce un mouvement de peur qui aurait entraîné la

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