‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 188 sur 257 · Tenlet, p · texte numérisé non relu

Tenlet, p

2. 11 y en avait encore d’autres que du Croc ne nomme pas, sans doute Mme Courceltes, Jane Kennedy et Mlle Rallay que l'on retrouve à son service à Lochleren et en Angleterre. Jane Kennedy y était encore & Cbartley en 1586 (Laban., t. VII, p. 252).

CHUTE DE MARIE STUART

me traite-t-on ainsi, moi votre princesse véritable, votre souveraine de naissance? De perfides traîtres vous trompent. Bon peuple chrétien, prenez ma vie, ou délivrez-moi de leur cruauté. » Son visage était intrépide sous les larmes; ses gestes, ses paroles, son accent passionné, touchèrent encore le peuple*; et de nouveau les symptômes d’agitation se manifestèrent. Mais les rebelles avaient arrêté leur plan. S’ils menaient la reine à Holyrood, c’est qu’un enlèvement mystérieux était bien plus facile à consommer dans la situation écartée du palais, que dans la maison du prévôt, au cœur et sous les yeux de l^t cité. D’abord ils se lièrent ensemble par un acte de confédération (A Dand of Concurrence).

Cet acte1 est un prodige de fausseté et d’impudeur. D'abord ils y dénoncent le meurtre de Darnley, lâchement et traîtreusement assassiné dans sa demeure. Ils déplorent l’infamie qui a rejailli sur la nation, noblesse et peuple, de sorte qu’aucun Écossais, quelque innocentqu’il soit, n’ose plus montrer sa face à l'étranger; et il faut convenir, disent-ils, que ce n’est pas sans quelque raison, puisquejusticen’a pas été faite, ni ne doit se faire, quoique l’auteur du crime, Bolhwell, soit bien connu; et que sa conduite ultérieure le dénonce suffisamment, n'eût-on pas d’autre preuve. « N’est-ce pas lui qui empêcha et retarda le jugement’? » Quand on demanda l’arrestation préalable des meurtriers jusqu’au jugement, cela ne fut pas accordé parce que lui, le principal d’entre eux y mit obstacle. * Et avec quelle irrégularité fut conduit ce procès en vue de le purger et de l’acquitter de cet horrible forfait, c’est ce que personne n’ignore*; on n’observa ni la

1. Lettre de Drury d Céeil, juin 1561. Miss Strickland, t. V, p. 332-3.

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