Miss Strickland, t. V, p
2. Riait-ce le cas delà comparer 4 une pauvre insensée, comme fait M. Mignet (t. I , p. 335) T
3. Lettre de du Croc à Chai les IX , 17 juin 1567, Lahan., t. VU , p. 123. Teulel. Relut., t. II, p. 319.
CHUTE DE MARIE STUART
sitions amicales et conciliantes. Marie, tombée sous le charme du magicien, s’apaise; elle consent à voir Morton, Athol et les autres. Us la réconfortent par de bonnes paroles, comme dit le capitaine d’Inch-Keith ' ; ils lui promettent de la ramener à Holyrood et de la réintégrer dans l’exercice du pouvoir. La reine alors congédie le peuple, et sa crédule longanimité fait retomber les bras qui se levaient en sa faveur.
Les confédérés prolongèrent jusqu’à la nuit l’étroite captivité de Marie chez le prévôt. Vers neufheures, ils l’en firent sortir: mais avec quel cortège et dans quel appareil prirentils le chemin d'IIolyrood! Elle allait à pied, entre Morton et Athol, et les files serrées des soldats; en avant, la bannière du meurtre et de la vengeance toujours exactement tendue par deux porteurs ; sur le pas des maisons de la Canongate, des mégères de la classe la plus vile l’accablant d’imprécations : « Au feu ! Brûlez-la ! A l’eau ! » Tel était le cri qui l’escortait vers la demeure royale. Marie Selon, Marie Livingston, dont le beau-père lord Sempil figurait parmi les rebelles, la consolaient du moiris par leur noble fermeté à ne pas la quitter’. Elles partagèrent son supplice, elles la soutinrent sur cette voie douloureuse; et aujourd’hui, devant nous, leur nom, resté sans tache, plaide pour celle qu’elles servirent si fidèlement. Elles avaient vécu ensemble de la même vie dès l’enfance, témoins de chacune de ses actions. Nous le demandons ; est-ce une femme de débauche et de meurtre qui peut inspirer à de telles femmes l’amitié et la force morale capables d’affronter les opprobres avec elle et pour elle ?
La veille, sous le coup de la première surprise, une sorte d’égarement l’avait saisie. Mais le second jour, maîtresse d’elle-même, elle répondait aux furies qui l’outrageaient : « Je suis innocente! Je n’ai rien fait qui mérite le blâme. Pourquoi