Londres
AVANT-PROPOS
tiques de la France et de l’Espagne avec l Ëcosse au seizième siècle’; plus, un volume, contenant les lettres de Marie Stuart à Bothwell, des documents relatifs au meurtre de Darnley, des lettres et écrits divers, etc...*. Outre ses bibliothèques, l’Angleterre a ouvert libéralement ses archives et a produit au soleil les actes les plus secrets du gouvernement d’Élisabeth*. .
Nous nous exposons à être taxé de témérité en prétendant déduire des documents fouillés et mis en oeuvre par les mains les plus habiles, le contrepied des résultats qu elles en ont tirés. Mais il y a telles pièces, et nous disons des plus importantes, qui, publiées depuis plus de cent trente ans, pourraient être réputées nouvelles en France, tant on les a négligées. Qui ne sait, d’ailleurs, quelle est la puissance de la préoccupation, même chez les esprits les plus fermes? Quelque sincère que l’on soit envers soi-même, il peut arriver qu’on soit entraîné à son insu à préférer ceci, à rejeter cela, à choisir non-seulement entre les pièces, mais entre les diverses parties d’une même pièce. Se rencontre-t-il des indications contraires à la thèse qu’on a embrassée, on les néglige comme frivoles et sans portée. D'autres y sont-elles favorables, on IeB accepte sans enquête, sans examen. Une lumière inattendue a-t-elle éclairé certaines actions de Marie Stuart, et en les faisant paraître sous leur vrai jour, les a-t-elle purgées de tout reproche, on ferme les yeux malgré soi ;