‹ Marie Stuart et le Comte de BothwellChapitre 243 sur 257 · Miss Stricklan'I, t. H, p. Vi · texte numérisé non relu

Miss Stricklan'I, t. H, p. Vi

à révéler enlin la vérité à la mère de Darnley. Est-ce pour fermer la bouche à ces témoins importuns que le comte de Leicester, aussitôt la mort de la comtesse, lit passer d’autorité les uns et les autres de cette maison dans la sienne, et se saisit des papiers des Lennox ' ?

Terminons par la lettre que deux mois après, Marie Stuart écrivait à l’archevêque de Glasgow, le 2 mai 1578, touchant sa belle-mère. Elle est intéressante au plus haut degré. « Cette bonne dame s’estoit, grâces à Dieu, fort bien reconnue vers mois, depuis cinq ou six ans1 2 3 4 que nous avons eu intelligence ensemble : et m’a ad vouée par lettres escrites de sa main, que je garde, le tort qu’elle m’avoit fait en ses injustes poursuites, dressées, comme elle me l’a fait entendre, par son consentement, pour avoir été mal informée : mais principalement par exprès commandement de ladite reine d’Angleterre, et persuasion de ceux de son Conseil, qui avoient toujours empesché nostre appointement ; lorsque ayant connu mon innocence, elle vouloit désister de me poursuivre, jusqu’à refuser pleinement d’advouer ce qu’ils feroient contre moi soubs son nom’. »

N’eût- on que cette déclaration si ferme et si nette, et les fragments que nous avons recueillis çi et là dans la correspondance de Marie Stuart sur le même fait de sa réconciliation avec sa belle-mère, ce serait assez pour constater le revirement qui s’était opéré dans l’esprit de cette dernière. Car il serait impossible de supposer d’après leur nature, leur place, les circonstances auxquelles ils s’adaptent, que ces divers passages eussent été semés frauduleusement pour abuser le lecteur *.

1. Par ordre d'Êlisalielli. — Sur ces derniers incidents, miss Strickland, t. Il, p. 450 et t. VII, p.23î, 254. L»dy Lennox put apprendre aussi bien des choses des personnes puissantes à la cour, dont elle parle dans sa lettre à Marie Stuart.

2. Ce chilTre nous reporte exactement à l’époque de la mort de Kirkaldy et de Lethinglon, et des ruses de Morton pour tromper lady Lennox sur le compte de Drory.

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